dimanche 15 novembre 2009

Omega: Ploprof Seamaster 1200

L'exercice qui consiste à rééditer une montre mythique est toujours délicat. En présentant la Ploprof Seamaster 1200, Omega ne choisissait pas la facilité tant le modèle original est apprécié des amateurs de la marque pour son originalité et ses caractéristiques.

Et pourtant, Omega a réussi dans son entreprise. Du point de vue puriste des choses, une énorme concession a été cependant faite: exit le boîtier monobloc de la montre originale ce qui peut surprendre car c'était l'argument clé. Mais la version actuelle profite en contrepartie de toutes les avancées technologiques en matière d'usinage, des process qualité actuels (comme le prouve l'étanchéité revue à la hausse, 1.200m) et utilise le calibre in-house 8500.

Côté design: pas de souci, on reconnaît sans difficulté les racines de cette montre. Cependant, plusieurs changements apparaissent:
  • le boîtier qui n'est donc plus monobloc,
  • la taille et la proportion de la montre, différentes (55x48mm, 17,5mm d'épaisseur),
  • le poussoir de déblocage de la lunette tournante en métal,
  • le système protecteur de la couronne,
  • la présence de la date à 4h30.
Le cadran, le boîtier sont excellemment finis donnant une touche luxueuse à cette montre de caractère.

Le nouveau calibre 8500 est particulièrement adapté à ce contexte. Il aurait été en effet dommage d'y loger un calibre plus courant, comme un 2824-2 par exemple, cela aurait donné une impression de moteur de mobylette devant tracter une caravane.

Compte tenu du poids très important de cette Ploprof, il est conseillé de s'orienter vers le bracelet Mesh et ce pour plusieurs raisons: il est d'abord d'une conception très aboutie (finition, fermoir, réglage, confort) et ensuite, son poids propre permet d'équilibrer le poids de l'ensemble. L'utilisation d'un bracelet plus léger donne alors l'impression que tout le poids est "ramassé" dans le boîtier ce qui rend la montre moins confortable.


Le grand atout de cette montre est sa "gueule" incroyable. A titre personnel, je trouve que la gamme Omega actuelle manque de caractère, est trop aseptisée. Cette Ploprof balaye cette impression. Elle est excessive, imposante, hors norme. On l'adore ou on la déteste. Elle est importable dans un contexte habillé et se refuse à être une montre polyvalente. Tant mieux! C'est ce qui lui donne tout ce charme, tout cet attrait. Une montre à voir et à essayer impérativement!


mercredi 11 novembre 2009

Gérald Genta: Fantasy Bi-Retro "Mickey Running".

Nouveauté de l'année 2009, cette Fantasy Bi-Retro a pour thème la course folle d'un Mickey qui bouleverse la tranquille organisation du cadran dans son élan.

Il s'agit d'une série limitée de 80 montres en titane. Derrière l'originalité du thème et l'emplacement original du guichet de l'heure sautante, nous nous retrouvons en terrain connu.

Le boîtier est celui de l'Arena Biretro tout comme le calibre, de nouveau le GG7723 à la fréquence de 4hz et à la réserve de marche de 45 heures (base GP3100 + plateau d'heures sautantes et de minutes et date rétrogrades propre à Genta). Les différences sont donc constituées par la décoration du cadran et la position du guichet.

Comme de coutume chez Genta, la finition du cadran (et du boîtier) est irréprochable et c'est un vrai régal d'observer ses détails. Malheureusement, le Mickey principal n'agit pas sur l'affichage du temps. C'est le Mickey secondaire qui intervient par le biais de l'affichage de la date rétrograde. C'est un grand regret pour moi car, le cadran semble bien moins vivant qu'avec une Fantasy Retro simple.

Côté calibre, aucune surprise: la décoration du GG7723 est identique à celle de l'Arena.

Au poignet, une fois que le caoutchouc est ajusté à la bonne taille, la montre se porte avec confort. Et c'est là que tout l'attrait du cadran prend sa dimension. La question que toute personne intéressée par la montre doit se poser est de savoir si elle est capable d'assumer un cadran aussi ludique voire enfantin y compris dans un contexte qui peut ne pas s'y prêter. Les amateurs du côté décalé de la montre seront ravis, les autres passeront leur chemin et s'orienteront vers l'Arena Bi-Retro.


Montre excellemment finie, ludique, cette Bi-Retro a des atouts certains. Et pourtant, je regrette les Fantasy Retro simples car leur simplicité me semblait plus adaptée au contexte "Mickey". De plus, le personnage de Disney était impliqué dans l'affichage de l'heure ce qui n'est pas le cas ici. Le charme des anciennes n'est plus, hélas...

dimanche 1 novembre 2009

Richard Mille: La RM010 Chronopassion (Black and Blue)

La RM010 Chronopassion est le fruit de la collaboration entre Laurent Picciotto et Richard Mille. Série limitée d'une cinquantaine de montres, la RM010 au boîtier titane se distingue par son traitement en DLC noir et par ses aiguilles et index en superluminova bleu.


Le résultat est particulièrement réussi car ce type de décoration correspond bien à l'esprit de la montre. J'apprécie notamment le joli contraste entre les aiguilles et la platine du calibre et la façon dont le bracelet caoutchouc prolonge le boîtier, donnant ainsi un sentiment de fluidité à l'ensemble. A noter que la boucle du bracelet est également traitée en DLC noir.

Nous retrouvons sinon toutes les caractéristiques de la RM010 "traditionnelle" dont son calibre RM005-S à double-barillet et d'une fréquence de 4hz développé par Vaucher.

La RM010 Chronopassion est une montre d'une très grande légèreté et est donc très confortable à porter, sentiment de confort accentué par l'efficacité du bracelet caoutchouc. A titre personnel, je préfère nettement les montres qui "pèsent", surtout dans ce segment de prix. Mais nombreux sont ceux qui souhaitent bénéficier des avantages liés à l'utilisation des nouveaux matériaux comme la réduction du poids. Avec cette RM010 Chronopassion, ils ne seront pas déçus sur ce thème.


Un grand merci à l'équipe Chronopassion.