dimanche 27 novembre 2016

Hermès: Slim Grand Modèle 3 aiguilles

Présentée en 2015, la collection Slim témoigne de l'ambition réaffirmée d'Hermès dans le domaine horloger. La Slim est disponible en plusieurs tailles (25, 32 et 39,5mm) mais c'est bien le grand modèle qui offre le contenu horloger le plus solide. Deux types de montres sont proposées avec cette taille: une montre à quantième perpétuel et une montre simple à petite seconde à 6 heures. Il est intéressant de se pencher sur cette dernière car elle est l'exemple d'une montre 3 aiguilles réussie... ce qui n'est jamais évident!

Tout l'art consiste à renouveler le genre sans tomber dans le loufoque. La montre habillée a ses codes, ses principes. Mais il faut savoir légèrement s'en écarter pour éviter d'offrir un nième clone d'une Calatrava, d'une Altiplano ou une pièce insipide. Hermès est parvenu à se distinguer dans ce segment fort encombré grâce à trois éléments clé: la police de caractère, les cornes et le mouvement.


La police de caractère des chiffres arabes périphériques du cadran attire le regard au premier coup d'oeil. Fine, originale, cette police créée par Philippe Apeloig donne à la montre une dimension contemporaine sans lui faire perdre une once d'intemporalité. Les chiffres sont composés d'éléments séparés et ils deviennent ainsi plus légers, plus aériens. L'absence de continuité de ces chiffres est intéressante à analyser et vient en rupture avec le concept propre de la montre qui ne fait que mesurer le temps, infini et continu. Le huit, créé par deux cercles distincts, perd ici sa notion de représentation de l'infini et j'aime beaucoup cette opposition.

La présentation du cadran est pour le reste plus classique même s'il possède un effet esthétique amusant: la minuterie est positionnée autour de la zone centrale. Cet effet est très joli du point de vue visuel car rendant la zone périphérique très pure sans nuire à la lisibilité du temps. Les aiguilles bâton se marient parfaitement avec les chiffres et les index séparés du sous-cadran de la trotteuse, qui rappelle la rupture des chiffres, contribue à l'harmonie de l'ensemble.


La position  de ce sous-cadran, un peu trop proche du centre, pourrait laisser supposer que le mouvement est trop petit pour le boîtier. Or, il n'en est rien puisque le calibre extra-plat H1950 occupe généreusement le boîtier ce qui est une excellente nouvelle. En retournant la montre, ce calibre automatique dévoile son architecture particulière liée à l'utilisation d'un micro-rotor. Présenté comme un mouvement de manufacture, il s'agit en fait d'un mouvement développé par Vaucher Manufacture Fleurier. Ses performances sont raisonnables (une fréquence de 3hz et une réserve de marche de 42 heures) compte tenu de sa très grande finesse (2,6mm). Sa finition est, il faut l'avouer, assez brute, notamment au niveau de la découpe des ponts mais cohérente avec le prix de vente de la montre. La décoration avec les H de Hermès est plutôt réussie mais j'aurais aimé qu'elle ne soit pas présente sur le micro-rotor. Pour ce type de mouvement, je préfère que le micro-rotor ait un contraste fort avec les autres éléments. Ce n'est pas le cas ici. Malgré ces bémols, l'utilisation d'un tel calibre est une excellente nouvelle. La Slim Grand Modèle 3 aiguilles est en effet vendue 5.650 euros TTC avec un boîtier en acier (13.500 euros avec un boîtier en or) ce qui en fait un prix très attractif pour profiter d'un tel mouvement qui se retrouve dans des montres bien plus chères. De plus, sa diffusion auprès de plusieurs marques lui assure une certaine pérennité. Enfin, son efficacité au remontage est tout à fait correcte.


Compte tenu du rapport diamètre (39,5mm) sur épaisseur (9mm) relativement élevé, la Slim Grand Modèle se distingue par son style élancé qui s'apprécie lorsqu'elle est portée. La montre ne peut pas être considérée comme extra-plate mais je trouve ses proportions très agréables. De plus, les cornes sont très séduisantes. Leur forme est géométrique et apporte du caractère au boîtier rond. Leur double inclinaison est une véritable réussite esthétique et j'ai rarement vu des cornes aussi bien faites sur un boîtier d'apparence simple.  Ce détail prouve qu'Hermès a conçu cette montre avec beaucoup de soin. J'ai pris beaucoup de plaisir à la porter et je la considère comme une des meilleures propositions du marché dans le segment des montres habillées car offrant un contenu esthétique et horloger solide pour un prix raisonnable.


Les plus:
+ l'esthétique réussie du cadran grâce notamment à la police de caractère
+ l'utilisation d'un calibre à micro-rotor
+ les cornes du boîtier
+ le prix attractif de la version en acier

Les moins:
- la découpe des ponts un peu spartiate
- la décoration du micro-rotor similaire à celle des ponts

Vacheron Constantin: Métiers d'Art Elégance Sartoriale

Pour un collectionneur, la montre est un objet bien trop important pour être considérée comme un simple accessoire de mode. Mais elle est la petite touche finale qui complète idéalement une tenue ou qui peut, en cas de mauvais choix, anéantir les efforts vestimentaires les plus sophistiqués. Les liens entre l'horlogerie et le monde de la haute couture sont évidents mais rarement mis en scène par les marques. Une des plus récentes manifestations de cette proximité était l'intéressante approche menée par Urwerk avec Timothy Everest à travers l'UR-110 "Eastwood" qui donnait l'occasion d'utiliser du tweed et du bois.


Les cinq montres qui composent la collection Métiers d'Art Elégance Sartoriale font l'objet d'une démarche différente. Elles ne sont pas le fruit d'un partenariat avec un couturier particulier et elles utilisent les matériaux et les techniques habituels de la Manufacture. En un sens, elles doivent être considérées comme un hommage au travail des tailleurs, aux matières qu'ils coupent et assemblent par le biais de cadrans mobilisant plusieurs métiers d'art.

La réussite de la collection réside dans cette retranscription convaincante des motifs des tissus (Prince de Galles, chevron, carreaux, rayures tennis et tartan)  grâce à un guillochage main et un émail Grand Feu translucide de couleur. Chaque montre utilise la même base, c'est-à-dire un boîtier en or (gris ou rose) d'un diamètre de 39mm et un affichage du temps décentré à 3 heures permettant de dédier une grande zone du cadran à sa décoration. Le sous-cadran est en or tapissé couleur champagne et est agrémenté d'un tour d'heures en nacre rehaussé de chiffres romains peints.


Les couleurs de l'émail Grand Feu sont, il faut l'avouer, audacieuses mais choisies judicieusement. Elles correspondent en effet bien au motif du guillochage. Le rouge framboise accompagne le motif "Prince de Galles", la lavande le motif  "chevron", la couleur taupe le motif "carreaux", la couleur lin le motif "rayure tennis" et le bleu azur le motif "tartan". Ce sont ces mariages que j'apprécie particulièrement et pour être plus précis, ils apportent la preuve que Vacheron Constantin est allé au bout de ses idées dans cette collection. Du fait de leur rendu coloré et de l'affichage décentré, les cinq pièces parviennent à marier élégance et originalité ce qui n'est jamais simple dans le monde des montres habillées à deux aiguilles. Ma préférée est celle qui utilise la couleur rouge framboise car elle dégage une belle énergie et son bracelet Bordeaux lui va à ravir. 


Le plus grand plaisir ressenti avec ces montres consiste à profiter du motif du guillochage qui est plus ou moins présent selon les conditions de lumière. Il peut aussi bien être extrêmement perceptible ou se fondre dans la couleur et quasiment disparaître. J'apprécie également le contraste entre ce motif principal et celui du décor tapissé sur le sous-cadran d'affichage du temps. Reprenant des thèmes de cravates ou de pochettes, ce décor complète joliment et avec discrétion le style raffiné des cinq montres.

Compte-tenu de l'affichage décentré, Vacheron Constantin se devait d'utiliser un mouvement bien plus petit que le boîtier. Le calibre 1400 d'un diamètre de 9 lignes est ainsi idéal. Sa fréquence est de 4hz et sa réserve de marche d'une quarantaine d'heures. J'aime beaucoup sa présentation, la qualité exemplaires de ses finitions et la forme des ponts, très esthétiques et comportant des angles rentrants. Il est très agréable au remontage ce qui est un point très important: une montre Métiers d'Art Elégance Sartoriale est avant tout une montre de dandy et le petit rituel du remontage quotidien fait partie du concept!


Je suis en revanche moins convaincu par le rendu visuel de l'arrière du boîtier. Est-ce qu'un fond totalement plein avec une gravure n'aurait pas été plus approprié? Je pense sincèrement que oui car le mouvement semble perdu. Certes l'espace disponible laisse de la place pour une gravure personnalisable. Mais un fond totalement disponible aurait été dans ce cas plus judicieux.

Malgré cette réserve, je fus séduit par cette collection au sein des Métiers d'Art. Elle offre une nouvelle preuve des capacités artistiques de Vacheron Constantin sans tomber dans la démonstration excessive. Raffinées tout en ayant le soupçon d'originalité qui rehausse leur intérêt, les cinq montres de la collection possèdent chacune leurs propres personnalités et donnent ainsi un vaste choix à tous ceux ou celles qui souhaitent trouver le complément idéal à leurs costumes ou tenues favoris. 


Les plus:
+ des cadrans variés et parfaitement exécutés
+ le plaisir procuré par le remontage du mouvement 1400
+ un équilibre subtil entre raffinement et originalité

Les moins:
- un fond plein aurait été selon moi plus approprié

dimanche 13 novembre 2016

Tag Heuer: Carrera Calibre 5 - Hommage à Mohamed Ali

"Je vole comme le papillon et pique comme l'abeille!": la célèbre citation de Mohamed Ali pourrait presque s'appliquer à Tag Heuer qui, sous l'impulsion de l'infatigable Jean-Claude Biver, se retrouve actif sur de nombreux fronts. Les relations avec le champion avaient été initiées avant son décès, Tag Heuer souhaitant s'associer à l'image de Mohamed Ali dont l'aura dépassait largement le cadre purement sportif. En fait, le lien entre Tag Heuer et la boxe est loin d'être incongru car Heuer dédia la Ring-Master, créée en 1957, à la mesure des temps des combats de boxe professionnels (15 rounds de 3 minutes avec 1 minute de repos) ou amateurs (le même principe avec des rounds de 2 minutes). Cette montre utilisait deux graduations spécifiques que nous retrouvons sur la Carrera Calibre 5 - Hommage à Mohamed Ali. Enfin, n'oublions pas que Jean-Claude Biver avait déjà été en contact avec le monde de la boxe comme l'attestent les 12 pièces uniques de la Hublot "King Power World Boxing Council" ou le partenariat avec Floyd Mayweather.


Le moins que l'on puisse attendre d'une montre dédiée au noble art est d'être percutante et la Carrera Calibre 5 - Hommage à Mohamed Ali l'est incontestablement. Grande (43mm de diamètre) sans être immense, offrant de beaux contrastes de couleurs entre le blanc, le rouge et le noir, elle se distingue par sa qualité perçue. Le cadran en noir opaline contribue beaucoup à ce sentiment en étant très lumineux malgré sa dominante sombre. Les informations de la graduation intérieure (celle faisant référence à la boxe amateur) et de la graduation extérieure tournante (grâce à la couronne située à gauche du boîtier) se lisent aisément tout comme les aiguilles polies et facettées à la discrète luminescence. Tag Heuer a particulièrement soigné le jeu des couleurs et évité un effet trop bariolé. J'apprécie aussi le rappel du rouge à travers le liseré de la couronne et les coutures du bracelet.


Le diamètre du boîtier en acier est évidemment trop grand pour le Calibre 5 mais alors que ce genre de constatation est souvent problématique, un miracle se produit ici. Le guichet de date étant éloigné du bord de la lunette, le 30 des minutes peut être logé sur le cadran sans être coupé. Et comme Tag Heuer a eu le bon goût d'utiliser un disque de date noir, la date est très bien intégrée même si je m'en serais aisément passé.


Mon point d'interrogation concerne l'imposante signature du champion qui traverse une grande partie de la zone inférieure du cadran. Je peux comprendre la volonté d'affirmer l'engagement avec Mohamed Ali. Mais le fond gravé comportant le portrait du boxeur avec l'inscription "Tribute to Mohammed Ali" aurait selon moi suffi. Certes, cette signature a une vertu esthétique: elle rééquilibre le cadran en créant une symétrie avec le logo situé dans la zone supérieure. Mais la taille de la signature et le style écrit à la main jurent un peu avec les autres éléments du cadran. De plus, cette signature réduit le potentiel de clients puisqu'il faut vraiment être un fan absolu de Mohamed Ali pour apprécier sa signature permanente sur le cadran. Or on peut tout à fait aimer la boxe et profiter des caractéristiques de cette montre sans se sentir lié à un champion en particulier. Je trouve donc cette décision étrange.


En revanche, le fond gravé est le bienvenu. Au-delà de sa décoration, il permet de cacher le calibre 5 qui est en fait un Sellita SW200. Ce mouvement est fiable et répandu et il animera la montre sans souci. En revanche, son diamètre fait qu'il aurait été visuellement perdu dans le boîtier. Et comme il n'est pas non plus d'une beauté époustouflante, le fond gravé devient tout indiqué.

La Carrera Calibre 5 - Hommage à Mohamed Ali est une montre qui fait une très jolie impression lorsqu'elle est mise au poignet. La finition du cadran est excellente et le jeu de couleurs est à la fois vif et élégant. La taille du boîtier est évidemment conséquente mais elle est cohérente avec l'univers de la boxe et des poids lourds: on n'est pas là non plus pour évoquer le thé de cinq heures dans des tasses en porcelaine! J'ai donc apprécié la démarche de Tag Heuer qui aborde un thème rare dans l'horlogerie et qui délivre une montre au bilan très positif et au caractère polyvalent (l'étanchéité étant de 100 mètres). Le sans-faute n'était pas loin mais à défaut d'une victoire par KO, Tag Heuer devra se contenter d'une victoire aux points: la signature sur le cadran est malheureusement trop segmentante et constitue pour moi un frein, ce qui est dommage compte tenu de la qualité globale de la pièce.


Les plus:
+ un thème rarement abordé dans l'horlogerie
+ la finition du cadran
+ le jeu de couleurs, vif et élégant
+ le fond plein

Les moins:
- la signature sur le cadran est de trop
- le guichet de date n'est pas non plus indispensable même s'il est bien intégré sur le cadran

Roger Dubuis: Excalibur Spider Squelette Automatique (pré SIHH 2017)

Roger Dubuis vient de dévoiler une nouvelle version de l'Excalibur Squelette Automatique dans le contexte du pré SIHH 2017. Elle apporte une modification importante par rapport aux versions précédentes puisqu'elle utilise pour la première fois le boîtier Spider 45mm.

En un sens, le travail du design est maintenant totalement accompli puisque la dimension du squelettage se ressent dorénavant également sur le boîtier. Il ne s'agit évidemment pas de minimiser l'intérêt et la beauté des Excalibur Squelette Automatique précédentes. Elles demeurent des montres  réussies et qui rappellent qu'il n'est pas nécessaire de proposer un tourbillon volant pour offrir un spectacle envoûtant à leurs heureux propriétaires. Elles constituent de plus une composante essentielle de la stratégie de Roger Dubuis en étant le fer de lance de la conquête du segment 50K-100K dans lequel la marque au poinçon de Genève était quasiment absente. Cependant, grâce à l'utilisation du boîtier Spider, le mouvement RD820SQ trouve une nouvelle dimension.


Les 3mm de diamètre supplémentaires se ressentent immédiatement lorsque les deux boîtiers sont côte à côte. Mais lorsqu'ils sont pris séparément, la différence de diamètre est bien moins perceptible. Ce sentiment est dû à une ouverture de cadran similaire, le gain de taille provenant du rehaut et de la lunette. L'Excalibur Spider Squelette Automatique gagne donc en présence sans devenir gigantesque ce qui est un excellent point.

Paradoxalement, les principaux éléments distinctifs par rapport aux versions précédentes proviennent du jeu de couleurs. La montre gagne à la fois en contraste et en vivacité. Je ne suis généralement pas un très grand amateur de la multiplication des couleurs sur les cadrans mais Roger Dubuis est arrivé ici à un joli équilibre. Le boîtier en titane DLC est une sorte de base sobre et monochromatique aux nombreuses touches de rouge et de bleu parsemées sur le cadran, la lunette, le bracelet... La façon dont le rouge est apposé résume parfaitement la démarche de Roger Dubuis. Il est présent partout, sur les aiguilles, sur la lunette, sur le bracelet, sur la couronne mais reste subtil et discret. Le bleu est plus perceptible sur le rehaut et le bracelet mais à aucun moment une couleur n'écrase une autre et l'ensemble se révèle harmonieux tout en définissant un style technique et sportif.


Le plus important est que la beauté de l'architecture propre du mouvement RD820SQ reste toujours bien mise en valeur. Le travail sur le mouvement, à la fréquence de 4hz et à la réserve de marche de 60 heures, est remarquable tant du point de vue décoratif que technique. Son architecture est aérienne et la forme des ponts rappelle qu'il a été conçu pour être présenté ainsi. La signature Roger Dubuis se retrouve dans l'Astral Skeleton dont le but n'est pas uniquement décoratif: les branches de l'étoile relient plusieurs index des heures et contribuent à la lecture du temps. J'aime beaucoup l'animation du cadran, une fois la montre mise au poignet. Les oscillations régulières du balancier et la rotation beaucoup plus aléatoire de la masse oscillante se complètent et apportent du dynamisme. Le revêtement PVD de la cage du barillet (ce dernier étant très élégamment dissimulé) et des ponts assurent un contraste suffisant avec l'extrémité rouge des aiguilles rendant ainsi la montre très lisible malgré le mouvement squelette. Enfin, l'arrière de la montre est du même niveau que l'avant, la reprise des formes des ponts créant un joli effet miroir. 

Malgré sa taille, l'Excalibur Spider Squelette Automatique se porte avec confort. La montre est relativement légère et surtout elle se positionne bien sur le poignet grâce à la boucle déployante et le bracelet en caoutchouc noir aux incrustations de cuir bleu et aux coutures rouge. Très vite, son caractère affirmé, souligné par la forme de la lunette aux décrochages plus marqués, fait son effet et crée la rupture par rapport aux versions précédentes. Les couleurs plongent la montre dans un univers de sport mécanique qui apporte des indications sur la stratégie de Roger Dubuis pour 2017 et les années suivantes.


Comme Jean-Marc Pontroué, CEO de la marque, l'a souligné lors du pré SIHH 2017, des nouveautés seront dévoilées lors du Geneva Car Show et lors du second semestre à Pebble Beach. Des partenariats avec le monde automobile sont donc à prévoir mais dans le contexte de démarches industrielles et pas avec de simples échanges de logos. Roger Dubuis est une marque qui bouge énormément comme l'atteste également sa nouvelle signature: "Dare to be Rare" qui remplace le traditionnel "Horloger Genevois". Un changement de langue pour une approche plus mondiale et plus dynamique. Finalement cette Excalibur Spider Squelette Automatique est une excellente démonstration de ce que veut réussir Roger Dubuis en offrant de la créativité et de l'audace tout en conservant comme base immuable les atouts techniques et décoratifs de la manufacture.

L'Excalibur Spider Squelette Automatique est commercialisée dans le cadre d'une série limitée de 88 pièces.

Les plus:
+ le plaisir de retrouver la beauté et les performances du mouvement RD820SQ
+ un style plus décontracté et dynamique
+ le confort au porter malgré la taille
+ une lisibilité tout à fait acceptable

Les moins:
- la montre reste réservée aux poignets pouvant supporter le diamètre de 45mm
- j'ai toujours une petite réserve sur le boîtier tricorne mais cela fait partie du style Excalibur