dimanche 18 décembre 2016

Emile Chouriet: Ice Cliff

Il est étonnant de constater que le thème de la montagne, qui fait pourtant partie intégrante de la culture suisse, est rarement abordé par les marques horlogères. Certes, ici et là, des montres sont associées aux équipes de secours en montagne et d'autres ont accompagné des alpinistes dans leurs exploits. Mais très peu ont utilisé le potentiel esthétique lié aux massifs et pics qui définissent le paysage typique de carte postale de la Suisse. Le paradoxe est que c'est une jeune marque genevoise, Emile Chouriet, fondée en 1998, qui parvient à proposer une montre convaincante et réussie inspirée par la conquête des Alpes Suisses. Comme quoi, il n'est pas nécessaire d'habiter dans les hauteurs pour ressentir l'ivresse des sommets! L'observation des chaînes de montagne qui entourent le lac peut suffire à donner l'étincelle créatrice!


La grande force de l'Ice Cliff est de posséder sa propre identité et d'être reconnaissable au premier coup d'oeil ce qui n'est jamais chose aisée dans le paysage horloger actuel. Cette caractéristique appréciable est due au cadran qui mélange avec bonheur force et délicatesse. Son originalité provient du large rehaut anthracite qui plonge sur le cadran par le biais d'avancées qui évoquent des pics escarpés. De fait, il contribue à donner un spectaculaire effet de relief ainsi que du caractère. Ces pointes sont agressives, aiguisées et la façon avec laquelle elles progressent sur le cadran apporte une dose d'énergie et de force. Mais il y a une deuxième façon de les considérer et c'est toute la magie de ce cadran. Si j'oublie le rehaut et me concentre sur la partie centrale argentée, je me rends compte que la forme ainsi dessinée par les pointes évoque un flocon de neige. La montre oscille donc en permanence entre cette vision pleine de fragilité et de délicatesse et la puissance du rehaut ce qui en fait une grande partie de son intérêt.

La minuterie est discrètement positionnée sur le rehaut mais elle laisse le premier rôle aux index des heures qui utilisent généreusement les espaces crées par les pointes. Quatre de ces espaces sont occupés par des chiffres romains en relief et par le guichet de date. S'ils sont joliment exécutés, ce sont bien les huit autres espaces qui sont les plus intéressants à observer. Les index des heures de ces espaces sont composés de longs bâtons luminescents apposés sur des sommets teintés de jaune qui renforcent l'atmosphère alpine de la montre. 


L'ensemble est visuellement surprenant et selon l'humeur du moment, je peux trouver ce cadran très masculin mais également plutôt précieux et délicat. Dans ce contexte, la typographie particulière du nom de la marque se fond aisément sur le cadran ce qui n'était pas simple de prime abord: les caractères gothiques font rarement bon ménage sur les cadrans. Le guichet de date s'insère lui aussi efficacement même s'il est positionné un peu trop proche du centre. Cependant, cela ne se ressent pas compte tenu du rehaut et de la présence d'une esquisse du III romain à ses côtés. Enfin, les aiguilles principales, elles aussi inhabituelles, reprennent le motif des index des heures avec un long trait noir positionné sur une zone luminescente. Elles indiquent ainsi le temps avec cohérence et en harmonie avec les index.

Si le cadran est l'élément différenciant de l'Ice Cliff, le boîtier n'en demeure pas moins intéressant. Il n'est certes pas aussi original mais son design est abouti. J'y vois une légère inspiration "Genta-esque" avec la base de sa lunette à pans et le protège-couronne proéminent. Cependant, à aucun moment, il ne tombe dans la caricature et surtout il complète idéalement le cadran compte tenu de son approche discrète et sobre. Son diamètre de 40mm est adapté du fait de l'atmosphère de l'Ice Cliff. Je ne pouvais pas imaginer une montre évoquant les sommets avec un diamètre ridicule mais sa taille la rend aussi portable pour les poignets plus modestes. Deux types de bracelets sont disponibles: l'un en textile noir qui met en valeur les pièces de bout imposantes ou l'autre en acier qui s'intègre parfaitement  dans le design général et que je recommande.


Le fond transparent du boîtier permet d'observer le mouvement qui équipe l'Ice Cliff. Il s'agit sans grande surprise d'un calibre ETA2824 à la fréquence de 4hz et à la réserve de marche d'un peu moins de 40 heures. Extrêmement répandu, fiable et à l'excellente efficacité au remontage, il est un compagnon de cordée parfait pour l'Ice Cliff. Sa finition est ici brute de décoffrage ce qui n'est pas gênant compte tenu du style de la montre et surtout de son prix, très attractif. J'aurais pourtant préféré un fond plein, peut-être mieux adapté à la polyvalence de la montre.

Le bilan de l'Ice Cliff est donc extrêmement positif. Emile Chouriet est parvenu à créer une montre à la fois élégante et racée, masculine et raffinée. Le rendu visuel du cadran attire le regard instantanément et en est le principal atout. Cette montre est bel et bien une excellente nouvelle pour cette jeune marque: elle possède enfin son porte-drapeau qui peut contribuer à son développement. Et pourquoi pas en France? Car pour l'instant malheureusement, l'Ice Cliff n'est pas disponible dans notre beau pays. D'un autre côté, cela donne une bonne raison de se déplacer en Suisse pour profiter de façon combinée d'un séjour à la montagne et de la montre qui rend hommage aux sommets enneigés. 


L'Ice Cliff est disponible aux prix de 1.120 CHF avec le bracelet textile noir et de 1.200 CHF avec le bracelet en acier.

Les plus:
+ une montre polyvalente tant du point de vue esthétique que du point de vue fonctionnel (étanchéité de 50 mètres)
+ la présentation et la finition du cadran, ce dernier étant une réussite esthétique
+ un mouvement sans histoire
+ le prix que je trouve attractif pour une montre au design particulier

Les moins: 
- un fond plein m'aurait semblé mieux adapté
- la réserve de marche du mouvement est un peu courte

dimanche 11 décembre 2016

Les décorations de Noël de la boutique Cartier de la rue de la Paix

Un de mes grands plaisirs pendant la période des fêtes de fin d'année est de visiter la boutique historique de Cartier située au 13 rue de la Paix. C'est en effet un véritable régal pour les yeux que de découvrir les décorations de Noël de cet écrin dans lequel se ressent toute l'âme de la marque et son histoire. Même si son intérieur a été refait, qu'elle n'est plus à proprement parler dans sa configuration d'origine, la boutique de la rue de la Paix constitue un lieu de visite obligatoire pour tout amateur de Cartier ou pour toute personne souhaitant découvrir un lieu incontournable du chic parisien. 

L'excellente nouvelle est qu'au-delà de la beauté du lieu, s'y trouvent réunies plusieurs pièces de haute horlogerie qui valent le détour: j'ai pu ainsi mettre au poignet la Rotonde Tourbillon Volant Répétition Minutes, la Rotonde Astrocalendaire et la Rotonde Double-Tourbillon Mystérieux. Ces 3 montres constituent une parfaite synthèse de la diversité et des capacités techniques et créatives de la manufacture Cartier car abordant de façon originale les différentes complications.

Je vous propose de découvrir l'atmosphère particulière de la boutique avec ces quelques clichés:

Le Salon Jeanne Toussaint est situé au premier étage:



Pour se rendre au Salon, il faut emprunter le majestueux escalier central:


Le sens de l'accueil chez Cartier:


La Rotonde Double-Tourbillon Mystérieux est une des montres les plus envoûtantes que j'ai portées. Le comportement aérien et hypnotisant du tourbillon est magique. L'effet "mystérieux" est parfaitement retranscrit du fait de la double révolution. Le tourbillon est si important sur cette montre qu'il se permet de couper un segment important de l'affichage de l'heure rendant cette dernière plus difficile à lire lorsque l'aiguille des minutes est autour de la demi-heure. Un défaut vite pardonné car l'observation du tourbillon fait oublier toutes les contraintes possibles ou inimaginables!


La Rotonde Tourbillon Volant Répétition Minutes provoque un effet inverse. Malgré la présence du tourbillon au sommet du cadran, le rôle principal est laissé à la répétition minutes comme le prouvent les marteaux présents côté cadran. Le son de cette montre est de qualité avec un bon volume et un excellent rythme de sonnerie.


La Rotonde Astrocalendaire est peut-être la plus originale des 3. Originale par son design, originale par sa façon de traiter la complication du quantième perpétuel. Le tourbillon volant se retrouve au sein d'une sorte d'arène à plusieurs niveaux qui sert d'affichage des informations calendaires. Les différents  guichets se déplacent pour se positionner sur les quantièmes, jours et mois à indiquer. Malheureusement l'affichage de l'heure est dans ce cas aussi coupé. Enfin, le tourbillon volant anime joliment l'ensemble.


Si vous êtes sur Paris pendant la période des fêtes, n'hésitez donc pas à vous rendre à la boutique Cartier de la rue de la Paix: vous apprécierez cette plongée unique dans l'univers de Cartier!

Lange & Söhne: un bracelet spécial pour la 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel

La 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel est une des plus belles montres du catalogue actuel de Lange & Söhne. Elle est une nouvelle preuve qu'au sein de la manufacture saxonne, les choses se font différemment. Alors qu'elle combine des complications qui se retrouvent dans d'autres montres, elle a fait l'objet d'un développement spécifique qui la rend très éloignée de ce qu'aurait pu être une synthèse entre un Double-Split et un Datograph Perpetual. 

Cette montre possède d'ailleurs une particularité qui la rend unique chez Lange & Söhne: elle est la seule, depuis la renaissance de la marque, à afficher les quantièmes sans le double-guichet de grande date. J'aime beaucoup son cadran, inspiré par celui des montres de poche, que je trouve équilibré et lisible, malgré la multiplication des informations. J'apprécie notamment la présentation de l'affichage des phases de lune qui n'apparaît pas écrasé comme c'est le cas sur le Datograph Perpetual ainsi que l'indicateur de la réserve de marche (de 42 heures) à douze heures.


L'architecture du mouvement est, comme avec tout mouvement chronographe en provenance de chez Lange & Söhne, magnifique même si la sensation de profondeur est moindre qu'avec un Double-Split. Le mécanisme de rattrapante se distingue nettement ainsi que les deux roues à colonne.

Le boîtier possède des dimensions raisonnables compte tenu de la complexité de la montre avec un diamètre de 41,9mm et une épaisseur de 14,7mm. La montre ne peut pas être considérée comme élancée mais elle n'en demeure pas moins harmonieuse.

Quintessence de l'horlogerie classique et parfaite représentante de ce qu'est une pièce de haute horlogerie compliquée et traditionnelle, la 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel est vendue avec un bracelet en croco marron dans sa version en or rose. Rien de bien surprenant, je retrouve l'habituelle combinaison de chez Lange. Elle est évidemment de très bon goût mais il faut l'avouer, sans grande prise de risque. D'ailleurs, aucune de mes Lange n'a conservé son bracelet d'origine, qu'il soit noir ou marron. Ils m'ennuient et j'ai toujours eu envie de rendre ces montres moins formelles. Heureusement, l'équipe Lange Europe de l'Ouest a eu l'excellente idée d'habiller cette 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel, ainsi que quelques autres représentantes de la collection (toutes en or rose), avec des bracelets réalisés pour l'occasion par Camille Fournet afin de donner plus d'énergie et de casser un peu les codes, parfois trop rigides, de la manufacture. Pour l'occasion, Alexander Kraft, PDG de Sotheby's International Realty France-Monaco, s'est prêté au jeu et a apporté son oeil aiguisé de dandy et d'ambassadeur d'élégance et de style pour définir les textures, les formes et les couleurs des bracelets. Le résultat est parfois surprenant mais toujours raffiné. Dans tous les cas, les bracelets apportent une nouvelle dimension aux montres en les plongeant dans une atmosphère différente et ont tendance à atténuer l'impact de l'or rose, certaines pièces ayant même un rendu proche de celui de l'or miel.


La combinaison la plus spectaculaire est celle réalisée avec la 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel car la couleur orange dynamite le côté sage et bien rangé de la pièce. Le rendu lisse est également surprenant tout comme l'épaisseur du bracelet qui s'explique par la hauteur du boîtier. Mais quel plaisir de mettre cette montre au poignet! La bracelet se révèle être très souple et le confort en devient amélioré par rapport à un croco neuf qui est toujours rigide au départ. Et puis, le fait de ranger au placard la sempiternelle combinaison marron - or rose est pour moi jouissif! Enfin, cette audace, cette énergie rendent comme par hasard la 1815 Rattrapante Calendrier Perpétuel encore plus désirable.

Tout cela me fait dire que les marques ont tort de négliger de façon générale le sujet des bracelets, restant dans les couleurs et textures ultra balisées. D'ailleurs, j'observe de plus en plus qu'en boutique, les vendeurs osent des combinaisons plus risquées avec des couleurs plus tranchées pour présenter les montres en vitrine. Cela ne nuit pas à l'image des marques qu'ils représentent bien au contraire: cela dépoussière le style, attirant ainsi une clientèle plus jeune et plus féminine.  Dans un contexte où l'offre horlogère s'éloigne de plus en plus des aspirations de cette nouvelle clientèle qui constitue le potentiel commercial de demain, il serait temps que les marques comprennent que l'absence de prise de risque n'est pas la solution. C'est la raison pour laquelle je salue la démarche de l'équipe Lange Europe de l'Ouest qui a bien compris cet enjeu.


Les différentes montres habillées par les bracelets Camille Fournet créés avec Alexander Kraft sont disponibles à la boutique Lange & Söhne de la rue de la Paix.

jeudi 8 décembre 2016

Rolex: Daytona 116500LN

Mais comment aborder cette montre, peut-être la plus célèbre au monde alors que tout a été dit et redit depuis la présentation de sa dernière version au cours de l'édition 2016 de Baselworld? Peut-être tout simplement en prenant un peu de recul.

Je dois avouer que lorsque je la découvris en mars, je suis tombé immédiatement sous son charme. A la base, je suis un fan de Rolex. Pour une simple et bonne raison:  parce que je ne connais pas une marque qui offre une telle homogénéité de qualité. Vous prenez deux montres au hasard venant d'être produites, vous pouvez être quasi sûr qu'elles fonctionneront de façon identique. L'exigence, le souci du détail, les process de fabrication, l'état d'esprit tourné vers l'efficacité, tous ces éléments forgent la réputation de Rolex. Pourtant, cela ne suffit pas. La qualité s'apprécie sur la durée mais il faut une étincelle à la base pour qu'une montre séduise. Et j'ai trouvé cette étincelle dans la nouvelle Daytona acier à lunette céramique noire.


En fait, il y a une sorte d'équilibre qui se crée avec cette montre qui offre plusieurs paradoxes la rendant ainsi passionnante. Le premier de ces paradoxes concerne son rendu visuel. D'un côté, elle dégage un sentiment de raffinement, d'élégance accentué par le superbe rendu de la lunette Cerachrom. De l'autre, la finition du boîtier (sans oublier l'alternance polie et brossée du bracelet) lui donne un côté plus exubérant et ostentatoire. J'aime beaucoup cette opposition car la montre semble en permanence passer d'un univers à l'autre.


Le deuxième paradoxe concerne son atmosphère. La lunette noire joue sur ce point aussi un rôle important. La Daytona 116500LN apparaît à la fois inspirée par les modèles du passé du fait de la couleur de cette lunette mais elle est résolument contemporaine. Les finitions, l'architecture et les performances du mouvement 4130, la qualité perçue ne laissent planer aucun doute: elle est bel et bien le fruit des derniers développements de Rolex.

Le troisième paradoxe me vient à l'esprit en observant les deux modèles de ce cru 2016. Mon point de vue a évolué depuis Baselworld. Lors du Salon, la version blanche m'a immédiatement séduite du fait notamment du contraste entre la lunette et le cadran. Je la trouvais d'ailleurs plus élégante que la version noire qui m'apparaissait comme plus sportive. Et puis... mon point de vue a changé. J'ai revu les deux montres côte à côte il y a quelques jours et mon coeur penche nettement pour la noire. Au départ, je la trouvais... trop noire! Et puis maintenant j'apprécie particulièrement sa discrétion, le cerclage des compteurs et le fait que cette dominante sombre réduise sa taille perçue. J'ai dorénavant la conviction que c'est la version noire qui est la plus élégante et la version blanche, la plus sportive et décontractée. Je pense aussi que la version noire est moins lassante sur le long terme. Un véritable virage à 180 degrés de mes sentiments qui prouve que cette montre est plus subtile et plus complexe qu'elle ne le laisse supposer.


Le quatrième paradoxe est inhérent à Rolex. Quand on analyse froidement la Daytona 116500LN, il apparaît que peu de détails changent par rapport à la version précédente. Les fondamentaux demeurent: le diamètre (40mm), l'organisation du cadran, le mouvement, les poussoirs... et je pourrais en citer d'autres. Et il suffit de quelques modifications pour que l'aspect général de la Daytona soit totalement transformé. Ce constat est valable pour la très grand majorité des  montres Rolex. Les différentes versions qui se succèdent confirment que la marque est en constante évolution mais rarement en révolution. Ce changement dans la continuité est rassurant, plaît à la clientèle et Rolex parvient à insuffler une personnalité propre à chaque version. Une sorte d'alchimie que seule la marque à la couronne semble capable de maîtriser.


Le dernier paradoxe est lié à la clientèle de la Daytona. Ce chronographe aux poussoirs vissés est résolument masculin et le mythe autour de cette montre ne fait que renforcer cet état de fait. Mais la Daytona est aussi une des Rolex favorites de la clientèle féminine. Son équilibre, son confort, sa polyvalence séduisent beaucoup les femmes et les derniers modèles à lunette céramique noire ne dérogent pas à la règle. Je trouve d'ailleurs que la version noire est idéale sur un poignet féminin du fait de la sensation de diamètre plus contenu. Et comme j'adore les femmes qui portent des montres masculines, je ne peux que me réjouir de ce pouvoir d'attraction qu'exerce la Daytona sur la gent féminine!


Montre aux multiples facettes, la Daytona acier de 2016 s'avère être une réussite. J'ai finalement expliqué pourquoi à partir d'éléments qui peuvent être perçus comme subjectifs. Après tout, la perception de l'esthétique, l'émotion qu'une montre suscite sont des critères qui peuvent considérablement varier d'une personne à l'autre. C'est peut-être un tort de ma part mais j'ai laissé de côté les points qualitatifs objectifs comme la certification Superlative Chronometer, les performances du mouvement 4130 à la réserve de marche appréciable de 3 jours et qui est équipé d'un spiral Parachrom antimagnétique, l'efficacité du fermoir Oysterlock... C'est finalement un ultime paradoxe. Le sérieux de la conception, la rigueur de la fabrication, les caractéristiques techniques irréprochables, pourtant indispensables au plaisir du porter quotidien apparaissent presque anecdotiques face au charme et au pouvoir de séduction d'un design maîtrisé et intemporel. Il faut se rendre à l'évidence, Rolex fait mouche une fois de plus et la Daytona acier de 2016 se révèle à la hauteur de sa réputation.

Parfaite sur un poignet féminin, la Daytona reste une icône de l'horlogerie masculine:


Les plus:
+ le rendu de la lunette céramique, à la fois élégant et légèrement ostentatoire
+ les performances du mouvement 4130
+ le confort au porter
+ la polyvalence de la montre, à l'aise en toutes circonstances
+ le rapport qualité/prix 

Les moins:
- le cadran toujours un peu bavard
- les poussoirs vissés, compréhensibles compte tenu de la polyvalence de la montre, n'en demeurent pas moins une incongruité du point de vue pratique