mardi 25 novembre 2014

Schofield: Beater

C'est devenu une habitude dont personne ne se plaindra: Schofield profite de chaque édition du SalonQP pour présenter en avant-première une nouvelle montre au public anglais dont la fibre patriotique n'est plus à démontrer. Schofield revendique avec force et style ses origines et son identité qui furent mises en avant avec la première montre de la marque, la Signalman. Cette dernière rend hommage aux gardiens de phare des côtes anglaises et reprend des codes esthétiques inspirés par les superbes tours lumineuses du sud du pays qui protègent et guident les bateaux lorsque les conditions de navigation deviennent délicates. Dans ce contexte, la Signalman est une montre qui retranscrit à la fois toute la rudesse de la vie côtière avec son boîtier imposant et épais et aussi la puissance de l'éclairage des phares grâce à la forme particulière de la carrure et du verre.


La nouveauté de cette année, la Beater, s'inscrit dans cette continuité tout en apportant des changements que je trouve pertinents. L'air de famille avec la Signalman est incontestable: un boîtier aux formes et aux dimensions similaires (44mm de diamètre pour une épaisseur de 14,5mm légèrement inférieure), les graduations, index et chiffres identiques, le logo de la marque inspiré par la rotation du rayon lumineux du phare, tout est fait pour se retrouver dans une atmosphère connue et appréciée par les fans de Giles Ellis, le créateur de la marque.

Cependant, petit à petit, les différences apparaissent et finissent par créer une nette distinction par rapport à la Signalman. Ce sont ces différences à la fois subtiles et déterminantes qui me font plus apprécier la Beater par rapport à sa devancière.


La Beater suit deux principes: la diversité et la simplicité. La diversité puisque, dès sa sortie, la montre est disponible en trois versions: boîtier en acier, cadran gris, boîtier en bronze, cadran bleu profond, boîtier en titane bleui, cadran vert marin. La simplicité car aucune complication, ne serait-ce qu'une trotteuse, n'orne le cadran. Le charme de la Beater vient de cette combinaison et de la qualité de sa fabrication.

Profitant de ses dimensions généreuses, la Beater permet d'apprécier les trois couleurs des cadrans en émail qui dans chaque cas forment une paire assortie avec les matériaux du boîtier. J'aime beaucoup la façon avec laquelle les index et graduations se détachent de la couleur du fond et la petite touche décalée apportée par le B rouge situé juste au dessus des lieux de fabrication (Sussex & England). Du point de vue purement esthétique, les versions acier et bronze sont mes préférées car je trouve leurs couleurs plus douces et plus en harmonie. La version titane bleuie n'en demeure pas moins séduisante mais plus audacieuse et peut-être plus lassante sur le long terme. 


Compte tenu de leur fabrication, les cadrans offrent un large spectre d'effets de couleur qui les décorent et les animent à la fois. Ces reflets sont, il faut bien l'avouer, bienvenus car la Beater m'aurait semblé un peu trop inerte sans. La quête de la simplicité poussée à son paroxysme me fait regretter l'absence d'une trotteuse centrale qui n'aurait pas dénaturée la montre. Mais rendons hommage à Giles Ellis: il va au bout de ses idées et je ne peux pas lui en tenir rigueur. 


J'ai évoqué la revendication des origines anglaises de Schofield. Elle semble plus délicate à mettre en avant lorsqu'il s'agit d'évoquer le mouvement. Giles Ellis ne s'est effectivement pas lancé dans un projet aussi ambitieux que celui de Robert Loomes qui visait à rendre sa montre 100% anglaise. Cependant, il s'en sort avec astuce. Il utilise  un stock de mouvements ETA 2724-R en état de marche, nettoyés, ré-assemblés et ajustés en Angleterre pour animer la Beater. Ces mouvements étaient initialement  destinés à une marque s'appelant Synchron 67. Je trouve que l'idée de conserver ce marquage présent sur la masse oscillante est excellente: c'est un peu comme si la traçabilité du mouvement était préservée! Et puis, il aurait été presque ridicule de cacher son origine. Sans être d'une beauté stupéfiante (l'ETA 2724-R reste après tout un mouvement simple), il est agréable à regarder et le piège de la décoration en arbre de Noël a été évité. Le rendu brut est après tout fidèle à l'atmosphère dégagée par la montre. En termes de performances, l'ETA 2724-R se situe dans les standards de l'époque avec une fréquence de 4hz et une réserve de marche de 42 heures. Il semble un peu perdu dans le boîtier mais les teintes de la bague et de la lunette donnent l'impression que le mouvement est plus grand qu'il n'est.


La Beater impose ses dimensions et son épaisseur une fois mise sur le poignet. La hauteur du boîtier surprend beaucoup pour une montre à deux aiguilles. La forme du verre accentue sa présence et renforce le charme du cadran. La courbure des cornes et le positionnement du bracelet sous la carrure du boîtier ont heureusement une influence positive sur le confort. Mais la grande force de Schofield est son incroyable diversité de bracelets à disposition. Tweed, caoutchouc, veau, cordovan, difficile de ne pas trouver son bonheur  parmi toutes ces textures... et ces couleurs! Finalement Schofield joue sur le même registre, mais avec son propre style, qu'une célèbre marque italienne: le plus grand plaisir procuré par la Beater est sa capacité à se transformer grâce à l'utilisation de nouveaux bracelets. New strap, new watch... jamais ce vieil adage n'aura été aussi vrai qu'avec cette montre simple et séduisante.


Merci à Giles Ellis pour son accueil pendant le SalonQP 2014.

Les plus:
+ la cohérence stylistique avec les autres montres de la collection Schofield
+ le caractère affirmé du boîtier
+ la présentation des cadrans
+ la diversité offerte par les trois versions et les bracelets aux multiples textures et couleurs

Les moins:
- l'épaisseur du boîtier surprend pour une montre à deux aiguilles
- l'absence de trotteuse pour ceux qui souhaitent la présence d'un témoin de marche

lundi 24 novembre 2014

Ma sélection du Salon Belles Montres 2014

Les adeptes du verre à moitié vide ne vont pas manquer de souligner l'absence de quelques locomotives qui permettraient au Salon de retrouver sa dynamique des premières années. Cependant, je préfère mettre en avant la part belle faite aux horlogers indépendants au cours de cette édition 2014, la huitième du salon parisien qui fut, ne l'oublions pas, le premier à s'adresser directement aux clients finaux. De plus, force est de constater que l'organisation a tenu compte des remarques de l'an passé et les progrès sont notables:
  • un très bel espace en double arc-de-cercle dédié aux marques indépendantes,
  • une lumière individuelle plus adaptée permettant la manipulation et la photographie des montres dans de meilleures conditions,
  • une salle de conférence digne de ce nom,
  • une large entrée faisant la part belle aux prestations et services associés au Salon comme par exemple le centre Presse ou les établis d'Objectif Horlogerie,
  • sans oublier un cocktail d'inauguration plus sélectif permettant aux invités de vraiment l'apprécier.
Tous ces détails donnent le sentiment d'une meilleure compréhension des attentes des visiteurs et espérons-le, pourront fournir des arguments concrets pour convaincre certaines marques de revenir au Salon l'année prochaine.

Au-delà des indépendants, de très belles marques d'une envergure supérieure comme Greubel Forsey, Bovet, Richard Mille, Girard-Perregaux, Ulysse Nardin ou Lange & Söhne étaient présentes soit, tout de même, trois participantes du SIHH. La diversité des styles et des segments de prix pratiqués par les exposants demeurent finalement le meilleur argument en faveur du Salon Belles Montres: difficile dans un tel contexte de ne pas avoir au moins un coup de coeur!

Je vous propose de découvrir une sélection des montres du Salon qui m'ont le plus séduit et qui symbolisent avec justesse le spectre très large des pièces à disposition pendant les trois jours.

Comment ne pas évoquer cette superbe version de la GMT de Kari Voutilainen magnifiée par son cadran Art-déco qui démontre une fois de plus sa totale maîtrise artistique? Le spectacle offert par les chiffres et les motifs du cadran est bluffant. La montre se voit d'ailleurs transformée par cette approche stylistique.


La We3S de WATCHe est évidemment une montre imposante. Cependant, tout le savoir-faire de Luc Pellaton lui permet de demeurer confortable et surtout extrêmement ludique grâce à sa réversibilité. La présentation du mouvement Unitas similaire à celle d'un micro-processeur plonge la We3S dans une dimension plus que contemporaine mais bel et bien futuriste.


La SP1-Landship d'Azimuth ressemble à un char d'assaut et constitue un parfait exemple de la créativité de la marque. Le seul aspect raisonnable de cette montre reste son prix ce qui est une excellente nouvelle!


Bovet est célèbre pour ses montres compliquées et ses Tourbillons. La Recital 12 Monsieur Dimier évolue dans un registre différent mais parvient à conserver tous les atouts de la marque grâce à une présentation originale et animée du cadran.


Les montres Greco se reconnaissent grâce à leurs formes de boîtier et aux traitements phosphorescents ou fluorescents. A porter en priorité dans l'obscurité!


La RM63-01 à aiguilles virevoltantes est une de mes Richard Mille préférées. Je la trouve belle tout simplement et elle est peut-être la plus convaincante dans un boîtier rond.


Cette imposante montre de Pierre Thomas justifie sa taille par l'utilisation d'un mouvement Fontainemelon des années 30 d'un diamètre de 41mm. La sensation d'avoir une montre de poche au poignet!


La combinaison entre le mécanisme à chaîne-fusée et la lune tri-dimensionnelle de la Cabestan Luna Nera est fascinante! Le choix de cette complication additionnelle surprend mais elle s'intègre parfaitement dans le contexte Cabestan.


Edox propose une large gamme de montres automatiques ou à quartz à prix raisonnables. La montre la plus intéressante reste la réédition de l'Hydro Sub avec son astucieux système de protège-couronne.


Chopard a proposé au cours du Salon une représentation très large de sa collection actuelle y compris le chronographe LUC 1963 Edition Limitée Purists. En tout cas, lorsque l'Engine One devient horizontale, elle devient quasiment irrésistible!


Un peu de musique avec la Jazz Répétition Minute! Ulysse Nardin démontre une fois de plus son expertise dans les montres à répétition qui mettent en scène des jacquemarts. Elle n'est donc pas uniquement un ravissement pour les oreilles, elle est aussi un régal pour les yeux!


Le Quadruple Tourbillon Secret de Greubel Forsey est une véritable montre de collectionneur qui ne dévoile la magie de son mouvement qu'à son heureux propriétaire. Comme toujours avec Greubel Forsey, l'exécution est remarquable.


Eh oui, même une marque suisse peut célébrer la chute du Mur de Berlin! RJ-Romain Jerome rappelle ici sa capacité à saisir les thèmes de l'air du temps que peu de marques osent aborder! Et de façon surprenante, elle se révèle être séduisante grâce à son cadran unique en son genre.


L'AG7 de MAT Watches est la montre idéale pour un officier de l'Etat Major! Grâce à son cadran California et à ses aiguilles dorées, elle arrive à conserver tout son caractère malgré son style plus élégant. Une approche stylistique réussie pour MAT Watches qui complète ainsi idéalement sa collection.


La WRX Manufacture Pirates de Ralf Tech se distingue non seulement par son mouvement exclusif mais par son design audacieux renforcé par le traitement brut de la lunette. Le résultat est assurément décoiffant!


D'autres montres auraient évidemment mérité de faire partie de cette sélection qui fut difficile à dresser: la preuve que le contenu du plateau du Salon  était à la fois dense et original. Je tiens à remercier l'organisation pour le travail effectué tout au long de l'année qui a permis la réussite de cette édition.

lundi 17 novembre 2014

Bonhoff: IP3.0W

Une des montres qu'il ne fallait rater sous aucun prétexte lors du dernier SalonQP était incontestablement la Bonhoff IP3.0. En effet, cette dernière apporte la preuve qu'il est possible d'innover et de réinventer l'affichage du temps tout en restant dans des concepts et des prix raisonnables.

L'IP3.0 qui se décline en deux versions (W: white et B: black) est une montre de prime abord déroutante car tant que la méthode de lecture de l'heure n'est pas expliquée, il est radicalement impossible de deviner rapidement comment elle fonctionne et surtout à quoi rime son cadran. Cependant, il se dégage de façon presque instantanée une atmosphère particulière: la pureté des disques présents sur le cadran, l'absence de chiffre ou de lettre et l'étonnante intégration du bracelet rendent le design de la montre à la fois abouti et très contemporain.

Les petits cercles coïncident, il est deux heures:


L'autre sentiment que l'IP3.0 procure est qu'elle laisse peu de place à la fantaisie malgré son originalité. Rien ne dépasse, sauf peut-être la couronne, tout est propre à la limite de la froideur clinique ce qui en l'occurrence est une composante de sa réussite. Cette montre est bien entendu à l'image de son créateur, Hannes Bonhoff, ingénieur acoustique de formation qui trouve à travers le lancement de sa marque horlogère un vecteur de ses idées et de ses brevets. L'IP3.0 reprend deux de ses idées fondamentales:
  • l'affichage du temps à la demande,
  • le bracelet qui devient en même temps composant du boîtier.
Amateurs de géométrie, cette montre est faite pour vous! La lecture du temps nécessite un petit effort de la part de la personne qui la porte. Il suffit d'observer le cadran et plus particulièrement les disques. En tournant la lunette, grâce aux différents verres saphir, les disques bougent les uns par rapport aux autres. En faisant coïncider les deux petits disques, la graduation apparaît dans l'ouverture principale en face de ce qui est l'unique marqueur de la montre: un petit carré noir situé sur le disque blanc supérieur. L'heure se lit alors comme sur une montre traditionnelle. Puis, il faut poursuivre l'effort pour faire coïncider les deux grands disques: la graduation indique dans ce cas les minutes.

Les grands cercles coïncident, il est 50 minutes:


Nous touchons ici le point crucial de la Bonhoff IP3.0. Compte tenu de l'affichage du temps à la demande et la double opération qu'elle impose, elle s'adresse avant tout à des amateurs à la recherche d'une interactivité et qui prennent plaisir à devoir agir, faire un effort pour que leurs montres daignent offrir ce pour quoi elles sont faites à la base: donner l'heure! Rares sont les montres mécaniques, même les plus étranges qui nécessitent une action pour que le temps s'affiche comme s'il existait une barrière psychologique empêchant le déploiement de ce concept. Il est vrai que nous nous heurtons à la mission première d'une montre. Dans nos sociétés contemporaines où le temps est si précieux, où tout va de plus en plus vite, il est impératif de pouvoir lire l'heure en une fraction de seconde et dans certains cas, de façon discrète pour ne pas vexer son interlocuteur ou ne pas trahir son ennui en réunion. Avec la Bonhoff IP3.0, il faut oublier immédiatement toute velléité de lecture du coin de l'oeil à la vitesse de l'éclair. Elle crée au bout du compte une autre relation avec le temps qui passe et en un sens, le rend beaucoup plus précieux. C'est peut-être sa plus belle vertu!

Les "clous de Paris" permettent une meilleure manipulation de la lunette: 


La lunette joue ainsi un rôle primordial puisqu'elle est le lien entre la montre et son propriétaire. Manipulée plusieurs fois par jour, elle se doit d'être précise et agréable. La notion d'effort ne devait pas se transformer en chemin de croix! Si l'IP3.0 me séduit, c'est bien parce que la rotation de la lunette est parfaitement dosée: elle est ni trop dure, ni trop douce, elle est idéalement adaptée à la fonction qui lui est assignée. Le rapprochement des petits et des grands disques s'effectue donc avec plaisir.


L'IP3.0, au-delà de son concept original est aussi une réussite esthétique. Epurée à l'extrême, à la limite même de l'austérité, la montre se singularise par sa "circularité" mise en valeur par le très étonnant bracelet. Ce dernier épouse le boîtier, l'englobe jusqu'à en devenir une composante. Le résultat est visuellement très surprenant et convaincant du point de vue du confort. Le diamètre du boîtier en titane est certes imposant (44,3mm) mais l'absence de corne permet de réduire la taille perçue. De plus, le bracelet n'est pas qu'un artifice de designer. Il maintient la montre avec efficacité et l'ensemble se porte avec plaisir grâce également à la légèreté du boîtier.


Un autre adjectif qui me vint à l'esprit en observant et manipulant l'IP3.0 est celui de "raisonnable". Le côté iconoclaste et déroutant ne sollicite pas un module d'affichage aux prouesses techniques superlatives. La montre demeure simple dans sa conception et dans le mouvement qui l'anime, un ETA2824-2 en finition élaborée. Le rotor a cependant été revu afin de rappeler les formes présentes sur le cadran. La conséquence de ce choix est évidente: la IP3.0 est commercialisée avec un prix de 4.300 euros TTC ce qui est finalement un tarif ajusté compte tenu de la qualité de l'usinage, les sensations procurées par la lunette et surtout l'ambiance créée par cette pièce unique en son genre.


L'IP3.0 est une montre qui me plaît beaucoup. Certes, son principe va à l'encontre de ce qu'une montre doit être: un instrument permettant une lecture aisée et rapide de l'heure. Et c'est bien ce côté rebrousse-poil qui me plaît le plus: je me suis surpris à jouer avec les cercles, plus pour dessiner des formes sur le cadran que pour véritablement lire l'heure. L'interactivité qu'elle propose et ce contexte esthétique contemporain abouti la rendent très séduisante. Mais ne perdez jamais de vue qu'elle s'adresse avant tout à des personnes qui aiment capter le temps qui passe de façon rare et posée.


Merci à Hannes Bonhoff pour son accueil pendant le SalonQP 2014.

Les plus:
+ une véritable originalité esthétique
+ l'interactivité créée par l'affichage de l'heure à la demande
+ la sensation provoquée par la manipulation de la lunette
+ le mouvement simple et fiable
+ le confort au porté malgré la taille

Les moins:
- la suppression de la couronne aurait rendu la montre encore plus esthétiquement aboutie
- même avec de l'habitude, la lecture de l'heure n'est pas instantanée: si vous êtes pressés, passez votre chemin

mercredi 12 novembre 2014

Ma sélection du SalonQP 2014

Fort d'un plateau extrêmement fourni faisant la part belle aux marques indépendantes, le SalonQP réserva cette année de nombreuses surprises grâce notamment à plusieurs montres dévoilées en avant-première. Je vous propose de faire un rapide tour d'horizon sachant que je reviendrai en détail sur certaines de ces pièces.

Je fus ravi de rencontrer les frères Grönefeld dans les couloirs du Salon ce qui me permit de mettre une nouvelle fois le Tourbillon Parallax au poignet, tout fraîchement auréolé  de son prix au GPHG:


Stepan Sarpaneva présenta à travers sa deuxième marque, S.U.F, une réédition (en deux versions) de la Paroni:


Emmanuel Bouchet dévoila sa première montre sous sa propre marque, la Complication One. Une pièce qui décoiffe car donnant à l'échappement une importance qui va bien au-delà de son rôle habituel. Un de mes coups de coeur du Salon.


En marge du Salon, chez Timothy Everest, Urwerk nous fit découvrir les deux dernières déclinaisons de l'UR-110 en partenariat avec le célèbre couturier. Les East Wood apportent une dimension nouvelle à Urwerk grâce à l'utilisation de matériaux que l'on imaginait pas dans l'univers de la marque de Martin Frei et de Felix Baumgartner.


Akrivia leva le voile sur ce prototype à heures sautantes dont la présentation finale se fera en janvier:


Arnold & Son présenta sa gamme complète dans laquelle se trouve la toute récente HMS1:


Je ne pouvais pas manquer l'opportunité de mettre au poignet une nouvelle fois la HM6, une montre qui m'a particulièrement séduit par son audace et ses rappels des Machines précédentes.


De nouveau Stepan Sarpaneva mais cette fois-ci avec sa marque éponyme. La Moonphase se décline dans le boîtier de 46mm pour un résultat étonnant:


Andreas Strehler est un des horlogers les plus doués et il le prouve une nouvelle fois avec la  Sauterelle à Lune Perpetuelle:


Ce n'est certes pas une nouveauté mais comment ne pas être sous le charme de l'étonnante et magique Deep Space de Vianney Halter?


Le bleu du cadran de cette Kari Voutilainen GMT est magnifique. Chaque déclinaison de ses montres fait mouche.


Ce n'est pas là non plus une nouveauté mais la JJJ de Marc Jenni demeure une montre très séduisante par son ingéniosité:


Cette pièce unique de la Décalogue de Konstantin Chaykin donna l'occasion d'explorer une nouvelle dimension décorative: 


Le QP "black" de Moser  à cadran fumé est étonnant et dépoussière l'approche trop souvent classique de ce type de montre:


Ce fut un véritable plaisir que de mettre au poignet le chronographe LUC 1963 de Chopard dans son édition limitée "Purists". L'absence de date, le cadran noir, les touches de rouge lui donnent beaucoup de charme.


Une des stars du Salon fut incontestablement la Metamorphosis II de Montblanc. Quelle animation dans le processus de transformation du cadran!


La H1 "Velvet Gun" est une déclinaison fort réussie de la H1 de HYT:


Armin Strom profita du Salon pour présenter sa toute nouvelle collection, les Skeleton Pure:


Seul Nomos pouvait oser une montre habillée avec un cadran jaune canari! La Lux voit en même temps sa taille réduite: 


La Beater est le dernier opus de Schofield animé par un mouvement NOS (ETA 2724R) et qui existe en trois déclinaisons.


Autre marque anglaise, Pinion aborde les complications avec le chronographe Revival 1964 animé par le Valjoux 7734.


Un ovni... La Hoptroff Montre Atomique n°16!


Virage à 180 degrés compte tenu de la montre précédente... Alexandre Meerson propose une gamme de montres simples et raffinées utilisant des mouvements Vaucher:


La Surya de Frédéric Jouvenot met en valeur l'originalité de son affichage:


Ludovic Ballouard  proposa une version noire et blanche de son Half Time:


L'affichage de l'heure à la demande vous tente? Bonhoff est une réussite esthétique et explore une nouvelle façon de lire le temps.


La Sopwith Aviator de Valour est une très grande montre (54mm!) inspirée par les avions militaires:


La Wright Flyer est peut-être la montre Bremont la plus ambitieuse:


Toujours plus d'audace et d'excès et pourtant... la recette fonctionne! La Harry Winston Histoire de Tourbillon 5 est selon moi la plus réussie de la collection:


Le spécialiste de la mosaïque, Sicis, était un des exposants à voir lors du Salon. La collection Memento Mori m'a particulièrement plu:


Cette sélection large et éclectique est finalement à l'image du Salon dont le plateau est aujourd'hui un des plus complets et originaux pour ce type d'événements en Europe.