En espérant que ce ne soit pas un mauvais présage...

Gamelle dans un contexte de météo maussade... Espérons que cette vidéo n'est pas annonciatrice d'une nouvelle année difficile pour l'industrie horlogère suisse. Il est inutile de nier le contexte délicat: créativité en berne, qualité en baisse, structure de prix à revoir, déconnexion avec les aspirations de la nouvelle clientèle... Et pourtant, la gamelle peut être évitée. D'abord parce que contrairement à la météo, l'industrie horlogère a les cartes en main pour améliorer ses performances et se bâtir un avenir plus radieux. Et quelques signes m'incitent à rester malgré tout optimiste. Le premier bulletin va être délivré lors du SIHH. Alors, j'espère que le Salon nous permettra de découvrir des montres réellement impactantes et que nous pourrons ressentir les premiers effets de la prise en compte de certaines réalités du marché. J'attends beaucoup du SIHH. Beaucoup, pas en termes de nombre de nouveautés où trop souvent, ce nombre tentait de masquer un cruel manque d'inventivité. Mais beaucoup en termes de progression sur les différents sujets stratégiques. Au-delà des  produits (avec lesquels j'espère être agréablement surpris), est-ce que les marques auront mûri leurs stratégies digitales et de distribution, réfléchi à leur façon de communiquer, réinjecté de la cohérence dans les prix? Toutes ces interrogations vont rendre la visite du prochain SIHH passionnante!




Commentaires

Anonyme a dit…
Je doute malgré tout d’une révolution et même d’une évolution...
Le groupe Richemont par exemple a simplement replacé ses pions.
Le gros problème de cette profession est qu’ils vivent dans la consanguinité.
Jamais de sang neuf, jamais aller chercher ailleurs des personnes avec un cursus neutre !
On prend les mêmes et on recommence !
Comment voulez-vous Cher FX que les marques diminuent les prix...
Quel manque de respect par rapport aux clients ayant acheté à prix fort depuis 10 ans !
L’horlogerie Suisse représente le serpent qui s’est mordu la queue.
Sans évoquer un problème majeur : les stocks des revendeurs sont pleins à craquer et ces derniers se sont pris de grosses claques ces dernières années.
Les marques ne sont plus dans la position d’il y a trois années où elles pouvaient imposer des stocks aux détaillants. Cette période est révolue sauf éventuellement et encore pour Rolex et Patek.
Le SIHH va être une grande farce comme d’habitude...
Un cocktail mondain et feutré pour blogueurs et journalistes !

Anonyme a dit…
Belle analyse. Bon résumé

Commissaire Juve
Anonyme a dit…
Enfin de la pertinence dans bisounours land
Anonyme a dit…
Le problème de Richemont est assez simple : la culture purement financière et comptable du groupe le pousse à prendre tous les acteurs du secteurs pour des moutons qu'il faut tondre. J'ai rarement vu un mépris aussi systématique des détaillants et des clients qui sont juste considérés comme des porte-monnaies qu'il faut dévaliser. Et le problème, c'est que cela commence plus que sérieusement à se voir sous les couches de story-telling...