dimanche 26 septembre 2010

Parmigiani Fleurier: Tonda 42mm Squelette

La Tonda 42mm Squelette, en or rose et cadran havane, est une série limitée à 100 exemplaires. Il s'agit d'un bel exemple du savoir-faire de la Manufacture Vaucher: grâce à une qualité d'exécution sans faille, Parmigiani Fleurier présente à travers cette Tonda une montre au squelettage subtil qui ne tombe pas dans le rococo, au style sachant allier classicisme et modernité.

Le gros souci d'un certains nombre de montres squelettées est inhérent au type de décoration du mouvement: trop souvent, le côté démonstratif l'emporte au détriment de la lisibilité des informations et fait franchir la limite entre le rappel de la tradition et le design démodé.

Le squelettage requiert donc, au-delà des compétences techniques des horlogers, une maîtrise dans le dessin des découpes et dans le rendu visuel du calibre une fois transformé.

Cette Tonda Squelette témoigne de cette maîtrise pour plusieurs raisons:
  • la première est que le cadran n'est pas entièrement squeletté: la surface périphérique est intacte permettant ainsi de lire sans souci à la fois les index et la date.
  • la deuxième est qu'il n'y a pas ou peu d'effet de transparence. La platine du mouvement est bien ouverte mais fort heureusement, la peau du poignet n'est pas visible lorsque la montre est portée. L'effet désagréable que procure la vision des poils est évité.
  • la troisième est l'absence des décorations superflues comme par exemple les gravures des éléments. La qualité du travail se voit par la forme des ponts et des pièces. Les aiguilles, de par leur largeur, contrastent tout à fait correctement avec le mouvement. Les deux barillets (généralement par les parties les plus belles à voir) sont discrètement visibles. A noter l'imposant contrepoids de la trotteuse.
Le travail effectué côté mouvement est en cohérence avec le cadran quoique plus démonstratif. Nous y retrouvons d'ailleurs la forme des ponts "en nuage" typique de la maison donnant aux horlogers la possibilité de travailler sur des angles rentrants. Grâce au rotor et au pont du balancier ouverts, le mouvement procure un joli sentiment de profondeur.

Le mouvement est le PF338.01, à la fréquence de 4hz et d'une réserve de marche de 55 heures. Il permet l'affichage de la date qui s'effectue côté cadran par le biais d'un triangle rouge qui se positionne devant le quantième indiqué en périphérie.

Le design du boîtier est élégant grâce à un rapport diamètre/épaisseur tout à fait satisfaisant (42/8,6mm) et à l'originalité des cornes qui contribue à bien positionner la montre. Elles sont cependant assez longues ce qui rend la montre peu adaptée aux petits poignets. Auquel cas, la version 39mm est plus indiquée.

Cette Tonda 42mm Squelette, dans cette livrée or rose, cadran havane, m'a beaucoup séduit par la sobriété des décorations qui mettent bien en valeur la qualité du squelettage et des anglages et qui donne un style plus intemporel. Grâce à sa lisibilité préservée, elle peut tout à fait être utilisée au quotidien ce qui n'est pas le cas de toutes les montres de ce type. Je regrette cependant un contrepoids de la trotteuse un peu trop présent et la couleur rouge du triangle d'indication du quantième qui jure légèrement avec la tonalité de l'ensemble. C'est sûrement la contrainte à accepter pour que la date puisse être correctement lue.

Un grand merci à l'équipe de Hall of Time à Bruxelles.


samedi 25 septembre 2010

François-Paul Journe: Répétition Souveraine

Nous ne pouvons pas reprocher à François-Paul Journe de manquer de cohérence dans sa démarche: quelque soit la complication, une montre qui émane de sa manufacture doit respecter un critère de finesse de boîtier pour que son élégance soit préservée. Il est évident que ce crédo génère des contraintes et rend la tâche des horlogers beaucoup plus complexe lorsqu'il s'agit de développer des calibres particuliers. Nous pensons évidemment aux calibres chronographes mais les calibres fins de montres sonores sont également extrêmement délicats à imaginer.

La Répétition Souveraine fut présentée en 2009 c'est à dire postérieurement à la Sonnerie Souveraine. De fait, l'expérience acquise lors du développement de cette dernière a pu être utilisée.

Pour bien comprendre le défi relevé par François-Paul Journe avec ses montres sonores, une petite comparaison avec le Chronomètre Souverain s'impose. Le chronomètre Souverain est une montre à remontage manuel avec affichage de la réserve de marche. Son boîtier a un diamètre de 40mm et une épaisseur de 8,60mm. La hauteur du mouvement est de 3,75mm et son diamètre de 30,4mm. Il comporte 164 pièces. Le mouvement de la Répétition Souveraine en comporte 301 pour un diamètre (31,6mm) et une épaisseur (4mm) quasiment identiques à ceux du Chronomètre Souverain. Ce quasi-respect des dimensions permet donc à la Répétition Souveraine d'être proposée dans un boîtier au gabarit identique à celui du Chronomètre Souverain.

Le fil conducteur entre les deux modèles se retrouvent aussi dans la présentation du cadran et, chose plus surprenante, dans celle du calibre.

Côté cadran, seul deux détails permettent de distinguer au premier coup d'oeil la Répétition Souveraine du Chronomètre Souverain: l'ouverture du cadran permettant de dévoiler les marteaux et la présence du verrou de la répétition sur la carrure du boîtier.

La présence des marteaux côté cadran répond à deux logique: la première consiste à les rendre visibles de ce côté pour que le propriétaire puisse profiter de la vision de leur jeu lorsque la montre sonne. La seconde est liée à la position des gongs. Au lieu d'être placé autour du mouvement, grâce à leur forme plate, ils sont logés sous le cadran permettant ainsi de gagner de la place. Dans le même but, le système et le mécanisme des râteaux ont été optimisés afin d'améliorer la qualité de frappe dans un espace réduit. Ces principes techniques furent conçus pour la Sonnerie Souveraine.

Tout comme le cadran, le mouvement est visuellement quasiment identique à celui du Chronomètre Souverain: la différence consiste en la présence du volant inertiel dont le but est de contrôler la vitesse des sonneries et d'éliminer le bruit de fond. Nous retrouvons sinon les caractéristiques habituelles du mouvement à remontage manuel de la collection Souverain: les platines et ponts en or rose, les deux barillets en parallèle autorisant une réserve de marche de 56 heures, le balancier sans raquette. La finition est irréprochable et la découpe des ponts, séparant l'organe régulant des autres éléments, toujours aussi délicate.

Un des principaux intérêts de l'horlogerie est d'observer les différentes solutions employées par les horlogers pour répondre au même problème. Pour une montre sonore, le choix du matériau du boîtier est fondamental. Si un certain consensus sur l'aspect étouffant du platine existe, les avis divergent sur le meilleur matériau pour conduire le son. Genta avait développé un matériau spécifique, le Magsonic. Des horlogers mettent en avant le titane. D'autres l'or pour la pureté du son. François-Paul Journe a fait le choix de l'acier. Il est vrai que la recherche de la puissance sonore est ici fondamentale compte tenu de la taille réduite du boîtier.

Le même marteau indique les heures et les minutes tandis que les deux marteaux jouent les quarts. Malheureusement, le lieu où j'ai manipulé la montre était relativement bruyant et il était difficile pour moi de juger avec pertinence la qualité et la puissance du son. Cette dernière m'a cependant semblé tout à fait satisfaisante pour une montre aussi fine.

Grâce à sa taille maîtrisée, la Répétition Souveraine se porte de façon aussi confortable que le Chronomètre Souverain: la forme du boîtier et des cornes épousent parfaitement le poignet. Mais le grand atout est la possibilité d'observer le mouvement des marteaux sans quitter la montre.

La Répétition Souveraine est une montre surprenante à bien des égards: le choix de l'acier, le peu de différences visuelles par rapport au Chronomètre Souverain, sa finesse la rendent très particulière voire décalée dans l'univers des montres Répétition Minute. François-Paul Journe a développé cette montre dans le même esprit que la Sonnerie Souveraine, c'est-à-dire en tirant profit des plus infimes parties de la surface disponible pour loger un mouvement comportant quasiment deux fois plus de pièces que celui qui s'y trouve habituellement: cette Répétition Souveraine est une belle démonstration de son talent.

Un grand merci au propriétaire de cette Répétition Souveraine qui me l'a faite découvrir.

dimanche 19 septembre 2010

Harry Winston: Z4

Je vous ai déjà présenté l'Ocean Dual Time au cours d'un thème précédent. Je ne vous décrirai donc pas en détail la Z4 qui est fondamentalement la même montre mais avec un boîtier en Zalium. La montre photographiée est le prototype qui fut utilisé par Harry Winston pour présenter la Z4 en 2007. Ce prototype possède la version cadran argenté qui fut utilisé pour la version limitée à 100 montres uniquement vendues dans les salons Harry Winston.

Cette Z4 est une de mes montres préférées de la collection Z avec la Z1 et la Z6: sa complication utile, la finition du boîtier et la présentation spectaculaire du cadran me plaisent beaucoup.

Le cadran donne un sentiment de profondeur grâce à ses multiples niveaux:

Le mouvement (base GP 3396 + module exclusif) est ici masqué ce qui n'est pas le cas de la version Ocean:

Les pièces en forme d'arche rappellent l'entrée de la boutique Harry Winston à New-York et servent également de protège-couronne:

La grande date est présentée de façon originale. Le poussoir de réglage du second fuseau ressemble à un verrou de répétition minute:

Le boîtier en Zalium allège la montre. Il s'agit d'un détail important compte tenu de la taille de la Z4 (44mm de diamètre):

Peut-être moins astucieuse que l'Excenter Timezone dans la façon d'afficher le second fuseau, grâce à son cadran tout en relief et le soin apporté aux détails, la Z4 possède un certain pouvoir de séduction.

mercredi 15 septembre 2010

Harry Winston: Midnight Chrono Tourbillon

La Midnight Chrono Tourbillon fait partie des toutes dernières nouveautés 2010 dévoilées par Harry Winston. Elle succède à la Midnight Minute Repeater présentée une année auparavant avec laquelle elle partage le style du boîtier et la volonté de mettre en avant la complication principale. Sur la Midnight Minute Repeater, le cadran était ouvert pour pouvoir observer le jeu des marteaux. Sur la Midnight Chrono Tourbillon, le cadran est organisé pour que notre regard soit attiré par le tourbillon.

Ainsi, les designers ont donné un style très épuré et dynamique au cadran: seuls deux chiffres sont appliqués et la graduation des secondes, de forme ovale, n'est pas sans rappeler la Millenary d'AP. Les deux sous-cadrans (compteur des minutes et tourbillon) ne sont volontairement pas alignés afin de renforcer l'asymétrie du cadran. Celui du tourbillon est ouvert afin de profiter du spectacle qu'offre la révolution de l'organe régulant. Le compteur des minutes est original dans sa présentation car utilisant un disque. L'affichage de l'heure est excentrée donnant ainsi l'impression que le centre de gravité de la montre penche à droite.

Le boîtier Midnight d'un diamètre de 42mm est pour moi le point fort de cette montre: je le considère comme une très belle évolution, élégante, du boîtier Ocean. Les pièces, en forme d'arche sont toujours présentes à côté de la couronne mais bien plus discrètes. Les cornes et les poussoirs évidés qui s'intègrent parfaitement dans le dessin général de la montre contribuent à donner un côté léger à l'ensemble.

Le calibre à remontage manuel, d'une réserve de 3 jours, a été développé par Renaud et Papi. Par la forme de ses ponts, par la façon dont la roue à colonne est mise en scène, nous reconnaissons le style de la maison finalement bien adapté au contexte Harry Winston. Vous noterez le pont horizontal et les cercles qui ne sont pas sans rappeler le dessin du cadran.

La Midnight Chrono Tourbillon semble donc être une réussite avec cette volonté de combiner élégance avec originalité dans la présentation. Mais il y a cependant un détail d'importance qui surprend. La mise en avant des sous-cadrans, combinée avec le style épuré de la montre a conduit les designers à prendre une décision pour le moins étrange: la graduation des secondes du chronographe se retrouve coupée deux fois rendant la mesure précise des secondes écoulées impossible. Nous nous retrouvons donc face à un dilemme lorsque nous devons porter une opinion sur cette montre: faut-il considérer qu'une montre est et doit rester avant tout un instrument de mesure et que rendre une fonction inutilisable est une aberration? Ou faut-il au contraire dépasser ce raisonnement et analyser une montre comme un objet devant transmettre une émotion par son design, par la beauté de sa mécanique, par une complication spécifique au détriment de sa fonction utilitaire?

Cette Midnight Chrono Tourbillon pose ce débat. A titre personnel, j'ai apprécié son boîtier et la mise en scène du tourbillon. La graduation coupée ne me plaît pas et j'aurais préféré alors, quitte à aller au bout du concept, à la supprimer (ainsi que la trotteuse du chronographe) et à transformer la montre en tourbillon-compteur des minutes ou en tourbillon-compte à rebours.

Incontestablement, la complication mise en avant est le tourbillon. La montre s'adresse donc aux collectionneurs fascinés par cette complication. Pour ceux qui recherchent un chronographe véritablement opérationnel chez Harry Winston, la Z1 ou l'Ocean Chronographe feront bien mieux l'affaire, ces deux montres étant clairement orientées vers la lisibilité des informations et bien plus efficaces à l'usage.

mercredi 8 septembre 2010

MB&F: Horological Machine n°4 "Thunderbolt"

On a déjà beaucoup parlé de cette HM4, Max Büsser ayant un talent certain pour créer l'événement et présenter ses nouveautés en dehors des calendriers horlogers traditionnels.

Imaginer une nouvelle Horological Machine n'est pas une tâche simple: il faut à chaque fois surprendre et se distinguer des précédentes Machines. Malgré cela, au moment où MB&F fête ses 5 ans, Max Büsser peut fièrement contempler une collection composée de 4 modèles de base dont certains comportent des déclinaisons très différentes de la version d'origine.

On sentait bien poindre à travers le passage entre la HM2 et la HM3 que la voie choisie par Max était d'imaginer des montres, ou plutôt des objets horlogers en trois dimensions, comme des sculptures, où tous nos repères seraient bouleversés.

La HM4 s'inscrit totalement dans cette logique. La HM4 n'est pas une montre telle que nous l'entendons traditionnellement. Ici, il n'y a pas à proprement parler un boîtier, une lunette, un cadran: la HM4 est un tout tridimensionnel.

La HM3 (Starcruiser ou Sidewinder) proposait de voyager dans l'espace. La HM4 nous transporte dans les airs en rendant hommage à l'avion Thunderbolt A10: la forme de la montre, l'affichage des informations, la façon dont le mouvement (ou plutôt le moteur!) est dévoilé, tout nous évoque l'aéronautique. Le souci du détail a poussé l'utilisation d'un cuir de veau rappelant le blouson des aviateurs pour le bracelet.

Sa forme aérodynamique, accentuée par la façon dont se prolongent les deux cônes au bout desquels se trouvent les deux couronnes, donne un côté élancé à la HM4 qui est le bienvenu compte tenu de l'impressionnant gabarit. Donner les dimensions (54mmx52mmx24mm) de façon abrupte a peu de sens: il faut porter la montre pour bien saisir la sensation de volume qu'elle procure.

Contrairement aux trois premières Machines où les indications relatives au temps étaient éclatées, ici, le cadran droit (au sens d'instrument sur le tableau de bord) affiche de façon classique l'heure. Imaginez la grande première au sein de MB&F! Les aiguilles des minutes et des heures se retrouvent dans la même cadran et il n'y a ni heures sautantes, ni minutes rétrogrades. Ce n'est pas innocent: cet affichage rappelle le contexte aéronautique et celui des montres d'aviateur totalement pensées pour une lisibilité maximum. Le cadran de gauche est occupé par l'indicateur de la réserve de marche. Les deux couronnes sont donc logiquement placées: à droite pour régler le temps, à gauche pour remonter le mécanisme.

S'il fallait trouver le point commun entre toutes les Machines, ce serait la présence de deux zones dédiées à l'affichage des fonctions et la totale cohérence entre le mouvement et le boîtier. Il suffit d'une seconde pour deviner à quelle Machine correspond tel mouvement. Avec la HM4, c'est la même histoire et compte tenu du design impressionnant de la Thunderbolt, le calibre ne pouvait être qu'hors norme!

Pour la première fois, Max Büsser abandonne l'automatisme: le mouvement est à remontage manuel et a nécessité 3 ans de développement de la part des Artisans Horlogers. Mouvement d'une fréquence de 3 hz et d'une réserve de marche de 72 heures, il se distingue par son architecture très particulière à double couronne, par la forme audacieuse du pont annulaire du balancier et par le rappel, amusant, du rotor de la masse oscillante des calibres automatiques de MB&F grâce à un pont en double astéro-haches situé sur le verso du mouvement.

Il ne doit pas être observé selon nos critères habituels compte tenu de sa présentation originale. Cependant, lorsque le mouvement est sur l'établi, nous nous rendons compte du grand soin apporté aux finitions, que ce soit les anglages ou les terminaisons de surface. Une fois monté, le contexte de la HM4 l'étouffe un peu et ce serait dommage d'oublier de souligner cette qualité d'exécution.

Cette qualité se retrouve aussi dans la pièce saphir située derrière les deux cadrans et qui a nécessité un travail d'usinage d'une rare précision de la part de Stettler. La forme de la pièce est si inhabituelle que le travail réalisé sur la HM2-SV est d'une simplicité biblique à côté!

Lorsque la montre fut dévoilée, la première question qui vint à l'esprit des observateurs fut celle de sa portabilité et du confort au poignet.

Si vous êtes adeptes de la montre sous la chemise, vous serez déçus car du fait de sa hauteur et de sa longueur, elle ne passe pas sous une chemise classique.

Si vous aimez les montres bien positionnées sur le poignet, alors la HM4 remportera vos suffrages car la montre ne bouge pas, ne bascule pas. Cela est dû à la forme particulière du boîtier et notamment des pièces de côté qui épouse bien le poignet. Mais c'est la boucle déployante, fabriquée par Chatelain qui contribue le plus fortement à ce confort. La boucle est très bien pensée: j'ai vraiment secoué très fort le bras et malgré le poids, la montre n'a pas bougé. Il s'agit d'un point fondamental pour une telle montre.

Alors, que faut-il conclure sur cette HM4? Tout d'abord, qu'une nouvelle fois, Max a réussi son coup: la HM4 tranche avec le reste de la collection et provoque des réactions de forte adhésion ou de rejet. Ce n'est pas simple d'éviter l'écueil du conformisme et de savoir remettre en cause ses acquis. Deux points m'ont particulièrement plu dans cette HM4:
  • la subtilité et la cohérence du dessin: il est complexe mais semble simple et naturel. Il y a tellement de détails à observer que la montre ne se dévoile que lentement.
  • l'architecture du calibre totalement dans l'esprit de la montre
En revanche, j'aurais préféré plus d'originalité soit dans le système d'affichage de l'heure soit dans la complication se trouvant dans le cadran gauche. Le classicisme des fonctions contraste avec le reste de la Machine et je trouve que sur ce point, l'hommage au A10 a peut-être freiné l'élan créatif. Il n'en demeure pas moins que cette HM4, au même titre que les 3 précédentes, marque de son empreinte l'année horlogère.

Un grand merci à Max Büsser pour sa disponibilité et son accueil.