Mon top 20 de Baselworld 2018

J'ai eu énormément de difficultés à dresser la liste de mes 20 montres préférées de l'édition 2018 de Baselworld. La preuve qu'elle fut riche et dense et tout cas, je l'ai perçue comme ayant un intérêt supérieur par rapport à l'édition précédente. Attention cependant: il ne faut pas non plus crier au génie. Les marques ont pour la plupart adopté une attitude prudentielle et conservatrice avec des designs assez fréquemment inspirés par des modèles du passé. Le néo-rétro fait de la résistance mais faut-il s'en étonner? Dans un marché qui fait la part belle aux icônes horlogères, les marques espèrent, en remettant au goût du jour des modèles ayant marqué leurs histoires, séduire une clientèle au comportement paradoxal. En effet, les logiques d'achat sont généralement différentes des souhaits exprimés: les client affirment rechercher de la créativité et de l'audace mais reviennent très fréquemment vers les grands classiques lorsqu'il s'agit de sortir la carte bleue.

L'autre tendance est pour un certain nombre d'acteurs importants la modération tarifaire. Les réalités des marchés sont mieux prises en compte mais les marques demeurent prisonnières des structures de prix des folles années. Elles font alors preuves d'imagination pour répondre à cet enjeu. Elles veillent ainsi à améliorer le contenu horloger à tarif équivalent  plutôt que de réduire les prix.

Enfin, compte tenu du nombre de marques présentes, chaque édition de Baselworld contient son lot de surprises et de coups de coeur. C'est la force du Salon qui rassemblent les plus grandes marques et les horlogers les plus confidentiels. Je ne sais jamais à quoi m'attendre et c'est peut-être ce qui fait le charme incomparable de Baselworld.

Voici donc cette sélection de 20 montres, classées par ordre alphabétique, que je m'empresse de délivrer avant de changer d'avis!

1) Akrivia: Chronomètre Contemporain

Voici donc la montre la plus simple d'Akrivia... et c'est également la plus belle. L'exercice qui consiste à créer une montre trois aiguilles de haute horlogerie qui sorte du lot est difficile et Rexhep Rexhepi y est parvenu grâce à une esthétique à la fois simple et originale et un mouvement d'une grande beauté. Une montre superbe, peut-être ma préférée du Salon.


2) Bell & Ross V2-94 Racing Bird

Bell & Ross reprend les airs avec ce chronographe lumineux. La recette est bien connue, s'inscrivant dans la tradition des chronographes BR V2-94 de la marque. Mais celui-ci se distingue par sa palette de couleurs claires et harmonieuses. Les touches bleues et orange égayent le cadran et la montre se porte avec beaucoup de plaisir. C'est le chronographe BR V2-94 qui m'a le plus séduit.


3) Breitling Navitimer 8 Unitime

La Navitimer 8 Unitime est la montre qui tire le mieux profit des nouvelles orientations esthétiques de Breitling. Le style épuré permet d'insérer les disques d'informations supplémentaires sans que l'ensemble ne devienne surchargé. La complication appelle au voyage et donne une touche de personnalité supplémentaire. Le résultat est convaincant et rappelle que Breitling a un tour de main incomparable dans la création de montres instruments. 


4) Bulgari Octo Finissimo Gold Sandblasted

La finition brossée de l'Octo Finissimo était disponible en titane, elle l'est dorénavant avec des boîtiers en or rose et en acier. La montre en or est spectaculaire, lumineuse et chaleureuse sans jamais être ostentatoire. C'est la véritable élégance italienne, stylée, racée mais toujours de bon goût. Rarement une montre en full gold m'aura donné un tel sentiment de raffinement magnifié par le côté élancé du boîtier. Bulgari offrit une très belle collection 2018, cette montre en est le parfait exemple.


5) Chanel: Monsieur de Chanel avec motif Lion

Le lion est le porte-bonheur de la Maison... et cela tombe bien, c'est également mon signe du zodiaque. C'est sûrement la raison pour laquelle je fus totalement séduit par cette déclinaison de la Monsieur de Chanel comportant un lion sculpté en or. Je retrouve avec plaisir le système d'heures sautantes et de minutes rétrogrades mis en valeur par la présence du félin. Une montre royale aux finitions envoutantes.


6) Chopard Mille Miglia Racing Colors Rosso Corsa

Chopard revisite les couleurs de cinq écuries nationales de course automobile grâce à sa collection Mille Miglia Racing Colors. Si le contexte reste bien connu (le chronographe Mille Miglia), le fait de lui associer une palette de couleurs vives est une excellente idée. La montre gagne en énergie, devient plus fun et décontractée. Ma préférée est la Rosso Corsa et je m'imagine déjà déambuler avec ce chronographe au poignet, parfait pour un long séjour estival à Rome!


7) De Bethune Starry Varius

De prime abord, la De Bethune Starry Varius apparaît comme une reprise d'éléments classiques de la marque. Ce qui la rend déjà très désirable. Mais comme en plus elle propose un nouveau boîtier aux proportions harmonieuses (42mm de diamètre) et des cornes retravaillées, elle s'approche du sans-faute. Incontestablement, une montre très désirable confirmant le retour au premier plan de la marque.


8) Grand Seiko Hi-Beat 36000

Grand Seiko présenta 3 montres qui célèbrent le vingtième anniversaire du mouvement 9S. Je n'ai malheureusement pas vu le modèle platine "Very Fine Adjusted" mais j'ai pu me rendre compte de l'excellente qualité du travail sur les modèles or jaune et acier. Ce dernier se distingue par un cadran bleu de toute beauté. Une fois de plus, Grand Seiko impressionna par la qualité des produits.

 

9) Jaquet Droz: Grande Seconde Skelet-One

Jaquet Droz avait besoin de cette montre pour apporter une nouvelle dynamique à sa collection Grande Seconde. La Skelet-One demeure fidèle à l'organisation du cadran de la Grande Seconde avec le contour du 8 clairement apparent. Mais pour le reste, tout change! Jaquet Droz ose la transparence, les volumes, les effets de profondeur et l'ensemble est spectaculaire. Une belle réussite qui donne une dimension plus contemporaine à la marque.


10) Longines Heritage Skin Diver

Longines démontre une fois de plus sa capacité à puiser dans son histoire pour proposer des modèles très désirables. L'Heritage Skin Diver fait partie de cette catégorie grâce à une réinterprétation très réussie de la 6921. Même si le nouveau modèle est un poil trop grand (42mm), la finition de son cadran, la qualité de l'exécution et l'absence de date le rendent irrésistible. Cette montre est d'ailleurs à l'image de ce qu'a offert le Swatch Group en matière de néo-rétro lors de cette édition de Baselworld: des produits conçus avec soin et intelligence.


11) Mido Multifort Datometer

Mido fête son centenaire cette année et les célèbre avec une réinterprétation d'un modèle créé il y a près de 80 ans. La version avec traitement PVD rose m'a beaucoup plu et j'ai trouvé la présentation et les finitions de la montre excellentes pour un prix de 1.110 euros TTC. Une très bonne surprise qui permettra à Mido, je l'espère, de gagner en notoriété en France.


12) Nomos Autobahn

Petit à petit, Nomos oeuvre à élargir sa palette esthétique tout en conservant son style épuré. L'Autobahn, dessinée par Werner Aisslinger, s'inscrit dans cette stratégie: on reconnaît au premier coup d'oeil qu'il s'agit d'une Nomos et pourtant elle renouvelle significativement le design d'inspiration Bauhaus. La forme du cadran est étonnante, le rendu graphique est contemporain et la montre est très agréable à porter. Surprenante et raffinée, elle fut l'une des montres les plus appréciées de Baselworld 2018.


13) Omega Seamaster 1948

Je triche un peu: il ne s'agit pas d'une montre mais de deux, l'une à seconde centrale et l'autre à petite seconde. Omega joue la carte de la nostalgie mais les deux Seamaster 1948, qui fêtent les 70 ans de la collection, sont des montres on ne peut plus contemporaines et certifiées Master-Chronometer. Omega a fait le choix judicieux d'un boîtier aux dimensions raisonnables de 38mm. Les deux montres sont belles, élégantes et parfaitement exécutées. Il aurait suffit d'une décoration du verre à l'arrière plus légère pour être très proche de la perfection. Au bout du compte, le plus dur est de choisir entre les deux montres, limitées à 1948 exemplaires chacune.



14) Patek Philippe 5270P

La collection 2018 de Patek Philippe m'a beaucoup plu. La collection n'est pas franchement révolutionnaire mais chacune des nouveautés comportait le détail qui faisait mouche. Dans ce contexte, j'ai eu du mal à choisir celle qui me plaisait le plus. Et finalement, c'est la 5270P à cadran saumon qui remporta mon suffrage. Parce que c'est un chronographe à quantième perpétuel, un grand classique de la maison. Et parce qu'elle est belle tout simplement. Patek Philippe offre avec cette montre le meilleur de l'horlogerie classique.


15) Reservoir Longbridge

La jeune marque française Reservoir était présente pour la seconde année consécutive à Baselworld. Elle profita de l'occasion pour présenter des nouveautés dans un boîtier de 39mm rendant ainsi les montres plus faciles à porter sur des petits poignets. La Longbridge conserve cependant tout le caractère d'une montre Reservoir qui s'inspire des tableaux de bord de célèbres voitures (celui de la Mini dans le cas de la Longbridge) et qui propose un affichage du temps basé sur les heures sautantes et les minutes rétrogrades. La Longbridge à cadran vert est so british et irrésistible.


16) Rolex GMT-Master II Oystersteel lunette Cerachrom bicolore bleu et rouge

Tout a été dit ou presque sur cette montre. Le réflexe serait de choisir une autre Rolex dans cette sélection car sa présence sonne comme une évidence. Mais j'ai beau réfléchir, je ne vois pas pourquoi elle ne devrait pas y être. Elle fut la star du Salon. Elle est équipée d'un nouveau mouvement extrêmement pratique à utiliser. Le bracelet Jubilé lui va comme un gant en renforçant son côté cossu et raffiné. Bref, Rolex a tout bon une fois de plus. Et à ceux qui se plaignent de l'absence de véritable surprise, il suffit de répondre: on ne change pas une formule qui gagne.


17) Sarpaneva: Moonment

Et Stepan Sarpaneva se jeta à l'eau. Je savais bien qu'il n'allait pas se contenter pendant toute sa carrière de retravailler des mouvements "tiers" pour créer ses montres intrigantes et fascinantes. Il présenta lors de cette édition de Baselworld son premier mouvement de manufacture dédié évidemment à l'affichage des phases de lune. La montre qui utilise le mouvement est encore à l'état de prototype mais son potentiel est réel que ce soit au recto ou au verso car l'arrière affichera aussi des complications.


18) Tudor Black Bay Fifty-Eight

La nouvelle collection 1926 est stratégique pour Tudor afin de renforcer sa présence en Asie et d'être moins dépendant des ventes de la collection Black Bay. Tudor n'oublie cependant pas cette dernière avec la présentation de la Fifty-Eight qui est pour moi la plus réussie du lot. Elle est plus raffinée et sa taille est idéale. Il manquait quelque chose entre 36 et 41mm: voilà, cette lacune est comblée.


19) Vianney Halter: The Anniversary

Vianney Halter n'a pas seulement fêté son retour à Bâle: il célébrait également le vingtième anniversaire de la première montre portant son nom. Alors, quoi de mieux pour marquer cet événement qu'une série limitée de 20 exemplaires d'une réinterprétation de la Classic? La montre est simple, lumineuse et comporte tout ce qui fait le style et le succès d'une réalisation de Vianney Halter. Un must pour tout collectionneur d'horlogerie indépendante.


20) Zenith Defy Classic

La collection Defy devient un pilier de la stratégie de développement de Zenith. La Defy Classic reprend des codes esthétiques des prototypes Defy Lab et s'avère bien plus convaincante avec le cadran ouvert que plein. On est certes loin des performances innovantes de l'oscillateur de la Defy Lab puisque la montre est animée par un mouvement Elite. Mais le résultat m'a plu et symbolise l'ambition de Zenith autour de cette collection. Il ne reste plus qu'à attendre maintenant la version de de production de la Defy Lab. 


Hors concours: l'AMC d'Urwerk

Cette montre, ou plutôt ce concept est inclassable. Il est pourtant important d'en parler puisqu'il constitue la réinterprétation par Felix Baumgartner du duo "la pendule sympathique et sa montre" de Breguet. Le principe est le même: il suffit de placer la montre dans l'impressionnant instrument qui pèse plus de 35 kilos pour qu'elle soit automatiquement calée sur l'heure déterminée avec une précision atomique. L'instrument propose d'autres fonctions dont le remontage de la montre. Cette démarche s'adresse à quelques collectionneurs mais j'ai ressenti que sa vocation était plutôt  de contribuer à la recherche fondamentale. En tout cas, la concrétisation de ce projet est fascinante à voir fonctionner et rentre parfaitement dans la ligne tracée par Felix Baumgartner: l'interaction avec la montre mécanique pour améliorer sa précision est un thème qu'il a abordé tout le long de sa carrière.



Cette sélection est maintenant achevée. Elle est évidemment imparfaite et surtout mouvante. Je suis sûr que je vais changer d'avis sur certaines montres dans quelques semaines et que je regretterai que d'autres n'y soient pas. Mais ce n'est pas grave: je reviendrai en détail sur de nombreuses pièces de Baselworld lors des prochaines semaines.

Commentaires

Fantomas a dit…
Ce serait sympa de préciser les prix de chaque modèle car il y a des modèles qui risquent de faire exploser la banque (Béthune par ex...).
Sélection pas mal mais j'ai du mal à comprendre que FX apprécie autant Bulgari avec sa collection Octo, ça ressemble furieusement à du Bell & Ross en plus fin et sans doute avec des mouvements plus nobles mais franchement, c'est moche et importable...
Merci FX pour ce résumé d'un Bâle pas forcément enthousiasmant mais les classiques GMT et Patek QP dans ce beau cadran saumon devrait très bien se vendre, heureux de voir Breitling reprendre une nouvelle direction, c'était nécessaire et cette Akrivia a l'air de toute beauté !

François
Anonyme a dit…
Tant, il y en a un qui a trouvé drôle de prendre Fantomas comme pseudo...
Phantomas.
Anonyme a dit…
Bonsoir FX,
Je vais y aller de mes avis.

Bell & Ross V2-94 Racing Bird > Je vois des couleurs qui me rappellent furieusement la Tudor Monte-Carlo...
Ce n'est pas un secret, B&R pompe outrageusement...une belle démonstration avec ce modèle.
A la limite, leur série limitée en bronze est pas mal cette année. Le côté série-limitée étant de trop...

Breitling Navitimer 8 Unitime > Vous êtes vraiment d'un naturel optimiste ! Certains crient au génie en évoquant Kern. Il a rien foutu chez IWC, chez Breitling, il fait déjà des horreurs. Non mais franchement, ce qui a été présenté cette année est visuellement insupportable.

Bulgari Octo Finissimo Gold Sandblasted > Cette collection Finissimo est incroyable. Surtout la version squelette. Mais alors j'ai un souci qui émerge, Bvlgari décline déjà le modèle dans tous les sens...des série-limitée par ci, par là. Dommage.

Chanel: Monsieur de Chanel avec motif Lion > Euh...

Chopard Mille Miglia Racing Colors Rosso Corsa > Vous allez encore vous retrouver avec au poignet dans les rues de Rome...Vous avez un lien disons particulier avec Chopard ?

De Bethune Starry Varius > Cette marque est celle des courageux...C'est un château de carte...rendez-vous compte, envoyer des dossiers de reprise à leurs propres clients...Bon mise à part la fragilité financière de la chose, le design est juste affreux.

Grand Seiko Hi-Beat 36000 > C'est devenu une marque de bobo...l'anti-conformisme branché connaisseur. Mais une Lexus, ça ne vaudra jamais une Mercedes en terme d'image.

Jaquet Droz: Grande Seconde Skelet-One > C'est Arnold & Sons qui doit être content...

Longines Heritage Skin Diver > Pas mal du tout, à voir en vrai.

Mido Multifort Datometer > On la remarquera dans la vitrine puis on l'oubliera. Le résultat est convainquant mais le placement de la marque est confidentiel et peu représentée.

Nomos Autobahn > Sac à vomi SVP !!!!

Omega Seamaster 1948 > Le boitier manque tellement de légèreté, d'élégance, de finesse...

Patek Philippe 5270P > J'ai toujours eu un faible pour les cadrans saumon, ça va être un carton

Reservoir Longbridge > Euh...Cette marque ne sert à rien. La montre est loupée, bref, encore quelques années et on ne les verra plus. Patience.

Rolex GMT-Master II Oystersteel lunette Cerachrom bicolore bleu et rouge > La honteuse...

Sarpaneva: Moonment > L'une de mes préférées cette année. Vous voyez FX, on avance.

Tudor Black Bay Fifty-Eight > C'est une réussite dans un sens. C'est naze de l'autre. Ras le bol du créneau occupé par Rolex, pardon, Tudor.

Vianney Halter: The Anniversary > Tellement moche...et le prix, juste débile.

Zenith Defy Classic > Zenith...bon, LVMH quoi...Biver quoi...

AMC d'Urwerk > Une bombe ! Presque personne n'en a parlé...tous ont préféré se pavaner devant l'horrible Rolex GMT framboise violette...

Phantomas.
Anonyme a dit…
"VaGrand Seiko Hi-Beat 36000 > C'est devenu une marque de bobo...l'anti-conformisme branché connaisseur. Mais une Lexus, ça ne vaudra jamais une Mercedes en terme d'image." Justement, cette clientèle-là n' en a rien à faire des Mercedes et surtout de son image!
Commissaire Juve a dit…
Une sélection pas terrible, un cru vraiment pas terrible ce baselworld 2018, cela se ressentait là bas niveau ambiance.
Le commissaire Juve continue d'enquêter.
LaurMaz a dit…
J'avais l'impression d'un salon sans grandes nouveautés.

J'aime l'esthétique de la NOMOS Autobahn (Chacun ses goûts, et ceux qui n'aiment pas ne sont pas obligés de la contempler, encore moins de l'acheter).

J'aimerais bien en savoir un peu plus sur la Moonment de Sarpaneva. Je vois un anneau avec un grand nombre de dents, entraîné à droite par une petite roue. Cet anneau en en prise avec un sixième de roue à gauche. L'intérieur de l'anneau est une face de lune sombre et grimaçante (type de Sarpaneva). C'est intriguant.
Sarpaneva promet que les phases de la complication de la lune seront précises pour les 14 000 prochaines années, mais les phases de lune seront-elles correctement représentées, j'en doute.
Julien D a dit…
Bonjour François-Xavier,

Petite question par rapport à la Mido qui me fait de l’oeil : quelle est la taille de votre poignée ? Sur la photo les cornes semblent dépasser de votre poignet et c’est un peu ma crainte.

Merci,
Julien