Trois Girard-Perregaux Laureato au poignet en une semaine

La collection Laureato est devenue le pilier du catalogue de Girard-Perregaux. Elle fut réintroduite lors du SIHH 2017 avec une gamme composée de plusieurs modèles de tailles différentes. Malgré le nombre important de références, la collection fut élargie quelques mois plus tard avec la présentation de la Laureato Squelette. Et ce n'est pas fini car Girard-Perregaux vient de sortir trois nouvelles pièces en quelques jours. Je ne peux pas blâmer la manufacture de vouloir profiter d'un courant favorable et enfoncer le clou. Cependant, j'ai tendance à penser que la fréquence de sortie des nouveautés de cette collection est un peu trop élevée. Certaines pièces n'ont pas le temps de s'installer que déjà une version complémentaire apparaît. Est un bien, est-ce un mal? Une fois de plus, seuls les clients ont la réponse.

En tout cas, j'aime beaucoup les trois nouvelles montres que j'ai eu la chance de porter ces derniers jours. La première d'entre elles est la plus simple: il s'agit de la Laureato 42mm Céramique. Pourtant, à la base, je ne suis pas un très grand fan des montres Céramique (et des montres noires non plus). Je considère que la céramique n'est pas forcément un matériau approprié pour fabriquer intégralement un boîtier (jugement purement personnel) du fait du risque de casse en cas de chute. Mais Girard-Perregaux a très bien travaillé et la Laureato 42mm Céramique m'a plu car la nature du matériau et sa teinte se marient bien avec le design particulier de la Laureato. De plus, et c'est le charme de la céramique, la montre conserve un rendu très lumineux malgré la dominante sombre. La lisibilité est préservée, les aiguilles contrastant fortement avec le cadran. La Laureato 42mm Céramique n'est pas une montre All Black ou Phantom et c'est tant mieux! La texture du cadran en clou de Paris demeure perceptible et la taille perçue de la montre est réduite par rapport à la version en acier. Une vraie réussite qui tire profit de l'excellente qualité des finitions.


La deuxième Laureato reste dans la même atmosphère puisqu'il s'agit de la Laureato Squelette Céramique. Je vais tuer le suspens tout de suite: c'est ma préférée des trois. D'abord parce que le squelettage du mouvement très contemporain fonctionne bien avec la céramique noire. La montre devient ainsi beaucoup plus actuelle. Le noir rend le squelettage plus subtil et les parties mobiles du mouvement se détachent nettement. La bonne surprise est que le ressort du barillet s'intègre bien visuellement parlant. Et comme j'aime beaucoup la Laureato Squelette, sa taille de 42mm et la position de l'organe réglant au sommet du cadran, je ne pouvais être que séduit par cette déclinaison.


La dernière nouveauté est la plus compliquée des trois. Il s'agit de la Laureato Squelette Tourbillon Volant. Cette montre est bienvenue car je la trouve bien plus convaincante que la Laureato Tourbillon et ses 45mm de diamètre. Dans son esprit, elle est bien plus proche d'ailleurs de la Laureato Squelette que de la Laureato Tourbillon: je retrouve le même diamètre (42mm) et la position de l'organe réglant au sommet du cadran. La montre profite à la fois du squelettage parfaitement réalisé et du rendu visuel charmant du tourbillon volant. Une très belle montre.


Avec ces 3 nouveautés, Girard-Perregaux possède dorénavant une collection Laureato extrêmement complète. J'espère donc que la manufacture va ralentir le rythme afin que nous puissions bien "digérer" tous ces modèles. Je pense qu'il n'est jamais bon de sortir trop de nouveautés: les clients ont du mal à suivre cette actualité et cela peut être perçu comme de la fébrilité. De plus, que faut-il expliquer à un client qui se serait positionné sur la Laureato Tourbillon et qui aurait préféré finalement acheter la Laureato Squelette Tourbillon Volant? Seuls quelques mois séparent les sorties de ces deux montres...

En tout cas, les trois dernières Laureato sont réussies et témoignent des capacités de la manufacture. Girard-Perregaux revient sur le devant de la scène et c'est tant mieux.

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