Chroniques romaines (2017): 3) Une balade dans Rome avec la Chopard Mille Miglia 2017 Race Edition

C'est dorénavant une tradition qui se répète depuis plusieurs exercices: grâce à Chopard et à l'équipe de la boutique de la via del Babuino, la Mille Miglia Race Edition de l'année m'accompagne lors de mon séjour romain estival. J'ai toujours trouvé qu'une Mille Miglia était une montre idéale pour visiter la ville éternelle: polyvalente et robuste, elle est particulièrement bien adaptée aux contraintes (si je peux m'exprimer ainsi) d'un tel séjour: je peux ainsi porter le bracelet caoutchouc pour affronter la chaleur ambiante et plonger les mains dans l'eau des fontaines sans crainte compte tenu de son étanchéité. Et puis, la course des Mille Miglia passe par Rome avant d'amorcer sa remontée vers Brescia, le clin d'oeil au tracé de l'événement devient évident!


Mais le grand avantage de la Mille Miglia Race Edition est que le modèle de l'année se distingue nettement de ceux des années précédentes. Certes, une certaine cohérence esthétique demeure: la montre est sensée célébrer la prestigieuse course automobile et elle doit retranscrire cette atmosphère si typiquement "gentleman driver". Ainsi, je n'avais aucun risque de ressentir de la lassitude lors de mon dernier séjour: l'édition 2017 (limitée à 1.000 exemplaires en acier et à 100 exemplaires en or/acier) tranche radicalement avec celle de 2016 et encore plus encore avec celle de 2015! En revanche, je retrouve une certaine proximité avec la Race Edition de 2013 mais Chopard a veillé à ne pas proposer un clone.

L'édition de l'année dernière se caractérisait par son boîtier volumineux (46mm), son style légèrement vintage et son calibre chronographe exclusif en provenance de Fleurier Ebauches, l'entité qui fabrique des mouvements appartenant à Chopard. L'édition 2017 est de nouveau un chronographe, son boîtier est toujours imposant (44mm) mais les points communs s'arrêtent là. La principale différence est liée au mouvement qui équipe la montre. Le calibre exclusif laisse sa place au vaillant Valjoux 7750 et même si ce dernier est un mouvement fiable, je dois tout de même regretter ce retour en arrière par rapport à l'ambition affichée l'année dernière.

La raison de l'utilisation de ce mouvement est sûrement liée à la volonté de retrouver l'esprit de la Race Edition de 2013, une des plus réussies de cette série de montres. Et il faut l'avouer, du point de vue esthétique, la Race Edition de 2017 est convaincante. En effet, je la sens totalement imprégnée de l'atmosphère de la course... plus que ne le fut la montre de l'année dernière. De prime abord, elle apparaît comme très masculine, pour ne pas dire puissante: sa taille, les poussoirs champignon proéminents, les légères touches de rouge, le protège-couronne, tous ces éléments donnent beaucoup de caractère. Mais j'ai très vite apprécié la multitude de détails qui rendent la montre plus aboutie et plus cohérente avec son contexte: le volant gravé sur la couronne, l'échelle tachymétrique périphérique, la surface striée sur les poussoirs sans oublier évidemment le logo de la course qui entoure le guichet de date.


Cependant, le point fort de la Race Edition de 2017 est son cadran argenté à finition bouchonnée. Le rendu n'est pas inhabituel ou incongru pour une montre car rappelant le perlage d'un mouvement. Mais pour une Chopard Mille Miglia, il prend une toute autre signification puisqu'il évoque les tableaux de bord des anciennes voitures de course. Les 3 sous-cadrans se distinguent sans souci compte tenu de leur traitement différent.  J'ai vraiment beaucoup aimé ce cadran aux beaux reflets et dont la finition ressortait plus ou moins selon les conditions de lumière.

Chopard a eu la bonne idée de mettre un fond plein décoré avec le logo de la course et un rappel de la célébration du 90ième anniversaire. Je préfère nettement cette solution qui remet en avant le contexte de la course et qui au final est plus valorisante que la vue sur le mouvement Valjoux 7750. Maintenant, du point de vue commercial, un fond plein est toujours plus risqué car la clientèle aime généralement voir le mouvement d'une montre mécanique.

La Race Edition de 2017 m'a ainsi accompagné tout au long de mon séjour et s'est comportée de façon irréprochable. J'ai apprécié son confort, obtenu grâce à la boucle déployante qui maintient fermement la montre, pourtant volumineuse, sur le poignet. Le bracelet caoutchouc au motif inspiré par le pneumatique Dunlop Racing est également agréable mais j'aurais aimé qu'il soit moins lisse (avec des picots par exemple comme le font certains) au contact de la peau pour que cette dernière respire mieux, notamment lorsqu'il y a des fortes chaleurs! De son côté, le mouvement s'est révélé fidèle à son image: son efficacité au remontage a été excellente, la rotation de la masse oscillante se ressent toujours autant et les poussoirs sont un peu dur. Ses performances sont habituelles (une réserve de marche de 48 heures pour une fréquence de 4hz) et il génère beaucoup de confiance compte tenu de sa fiabilité, de sa large diffusion et dans ce précis, de sa certification chronomètre. La lisibilité des informations est optimale, les aiguilles et index luminescents se détachant nettement, même en plein soleil.


J'ai donc pris beaucoup de plaisir à porter la Race Edition de 2017. Les sensations qu'elle procure sont différentes de celles de la version de l'année dernière. Le contenu horloger est en retrait et le mouvement n'est plus visible. Mais j'ai aimé son design, sa cohérence d'ensemble et son côté robuste toujours bienvenu en période de vacances! Alors, même si je n'ai conduit aucune voiture (ni même un scooter!), elle m'a semblé idéale pour affronter les obstacles de la célèbre course des Mille Miglia avec un style chic décontracté de circonstance. 

Dès lors, c'est à pied que j'ai pris les photos suivantes dans les endroits les plus réputés de Rome et je vous propose de me suivre dans cette promenade.

L'incontournable Piazza di Spagna:


Depuis le Vittoriano avec une vue sur le Théâtre de Marcellus. Vous noterez comme le rendu du cadran change en fonction de la lumière:


Les fontaines romaines permettent de tester l'étanchéité de 100 mètres!


Le Palazzo Zuccari et sa fascinante façade:


Depuis la terrasse de mon hôtel:


La plus célèbre fontaine de Rome, la Fontana di Trevi:


Les différents ponts de Rome offrent de belles perspectives pour les photos:


J'ai traversé la frontière et me voilà au Vatican:


La vue depuis le Pincio est une des plus belles de Rome:


La nuit tombe mais la lisibilité demeure optimale:


Un célèbre personnage rencontré comme toujours à la boutique Bartolucci:


La montre s'est révélée à l'aise en toute circonstance, y compris lors d'un apéritif à l'Hôtel de Russie:


A côté de la Fontana della Barcaccia:


Une autre célébrité romaine, la pizza Da Baffetto!


La Monachella de la Tazza d'Oro:


Soleil couchant sur le Pont Sisto:


La visite du Forum demeure incontournable:


Comme chaque année, c'est avec un pincement au coeur que j'ai quitté Rome mais avec l'espoir de revenir l'année prochaine pour profiter de la Chopard Mille Miglia Race Edition 2018 qui tranchera, j'en suis sûr, avec le modèle de cette année!

J'adresse mes remerciements à l'équipe de la boutique Chopard de Rome.

Les plus:
+ un design cohérent avec l'esprit de la course
+ la finition du cadran
+ une montre robuste et agréable à porter
+ la lisibilité
+ la certification chronomètre

Les moins:
- le contenu horloger est en retrait par rapport à la Race Edition de 2016
- le bracelet caoutchouc pourrait être moins lisse au contact de la peau pour éviter une transpiration excessive

Commentaires

Anonyme a dit…
Tellement ridicule...
Et alors le summum de la beauf attitude avec les sleepers Watchanish...