Omega: Seamaster Planet Ocean "Deep Black"

Omega s'est installé à compter du 25 juin jusqu'au 20 août au sein de l'Atrium du Printemps de la Mode à Paris. Cette mise en scène célèbre le partenariat entre la marque horlogère et le CIO et son rôle de chronométreur officiel des Jeux Olympiques. Ecrans et anneaux olympiques sur les murs, piste d'athlétisme sur le sol, plots de départ sur les côtés, Omega a entièrement redécoré l'Atrium aux couleurs des Jeux et profite de l'occasion pour animer un atelier horloger et présenter ses dernières nouveautés. 

La décoration de l'Atrium du Printemps:


L'élément aquatique fait partie des composantes essentielles des Jeux Olympiques avec notamment les épreuves de natation ou de voile. C'est peut-être la raison pour laquelle Omega attendit la proximité avec les Jeux Olympiques et le cocktail d'inauguration de l'Atrium pour présenter en France ses toutes nouvelles Seamaster Planet Ocean "Deep Black" qui constituent une belle démonstration du savoir-faire de la marque et de façon plus large, du Swatch Group.


En effet, les Planet Ocean "Deep Black", disponibles en quatre versions, sont bien plus que des évolutions de montres existantes. Elles se distinguent par leurs boîtiers et leurs cadrans en céramique noire et par l'utilisation du calibre 8906 dont la certification Master Chronometer  a été approuvée par le METAS. Ces caractéristiques sont dans la ligne de l'orientation stratégique de la marque qui oeuvre à l'amélioration constante des produits grâce à une approche innovante des matériaux et à l'augmentation significative de la part des montres certifiée Master Chronometer dans le catalogue.


Compte tenu de leurs boîtiers en céramique noire, les Planet Ocean "Deep Black" peuvent être considérées comme une sorte de prolongement du développement de la Speedmaster "Dark Side of the Moon". Cependant, des contraintes supplémentaires inhérentes aux caractéristiques d'une montre de plongée doivent être gérées. Le boîtier doit ainsi résister à une pression correspondant à une profondeur de 600 mètres et la lisibilité des informations nécessaires pour la sécurité de la plongée doit demeurer optimale. L'avantage de la céramique est la résistance aux rayures et sa stabilité. Ici, pas besoin de revêtement pour obtenir cette couleur noire. En revanche, demeure le point d'interrogation sur le risque de casse de la céramique en cas de choc violent.


La finition du boîtier, usiné à partir d'un unique bloc de céramique, est excellente et témoigne de la maîtrise d'Omega sur le sujet. Les boîtiers proposent une finition brillante sur les versions black et or Sedna tandis que les versions rouge et bleu se distinguent par leurs finitions brossées. Dans les deux cas, le rendu de la céramique est très agréable et la dominante noire parvient tout de même à réduire la taille perçue ce qui est une bonne nouvelle. L'épaisseur demeure toutefois relativement conséquente et j'ai préféré faire glisser la chemise légèrement sous la montre pour porter cette dernière avec aisance.

La version bleu:


La lunette unidirectionnelle utilise pour son échelle de plongée selon les versions soit du Liquidmetal, soit du Ceragold soit du caoutchouc. Sa manipulation est agréable avec une bonne prise en main et offrant la fermeté requise pour des raisons évidentes de sécurité. 

Le cadran est également réussi. Les index et aiguilles se détachent nettement et j'apprécie la texture du fond en céramique. Je ne sais pas si c'est la proximité des Jeux Olympiques qui a forcé cette décision mais Omega fit le choix de rajouter une complication avec l'affichage d'un second fuseau horaire grâce à une aiguille supplémentaire. Je dois avouer que de prime abord, je n'étais pas emballé par l'idée craignant un risque de confusion. Heureusement, la luminescence a été étudiée en conséquence et l'aiguille du second fuseau se distingue nettement de la trotteuse et évidemment de l'aiguille des minutes. Omega a d'ailleurs eu l'excellente idée d'apposer une luminescence spécifique sur cette aiguille des minutes qui se reconnaît en une fraction de seconde. Le rehaut sert de base à l'échelle du second fuseau et réduit l'ouverture du cadran. C'est de nouveau un bon point permettant de contrôler la taille perçue. Au bout du compte, l'affichage du second fuseau ne m'a pas dérangé et complète les fonctions de la montre avec une complication utile et intéressante.

La version rouge:


La couronne de droite, qui est facile à utiliser, est dédiée aux fonctions de la montre. La couronne de gauche  correspond à la valve à hélium. 

Le fond du boîtier permet d'apprécier le calibre 8906 et son architecture contemporaine. Il est tout de même rare de pouvoir observer un mouvement dans le contexte d'une montre étanche à 600 mètres et anti-magnétique. J'aime ainsi l'imposant pont de balancier traversant ainsi que la forme particulière des bras du balancier (dont le spiral est en silicium). Certification METAS oblige, le mouvement est résistant aux champs magnétiques jusqu'à 15.000 gauss. Les deux barillets n'ont pas la vocation première d'augmenter la réserve de marche puisque cette dernière se situe autour de 60 heures. Omega a travaillé en priorité sur l'efficacité du remontage et sur le couple afin d'assurer de bonnes performances chronométriques. Enfin, la décoration simple et efficace en Côtes de Genève en arabesque fonctionne bien avec la présentation du mouvement qui apparaît comme cohérent et bien pensé. A noter qu'Omega a veillé à ce que les inscriptions à l'arrière du boîtier soient toujours alignées de la même façon grâce au système Naiad Lock.

La version or Sedna:


Quatre versions de la Planet Ocean "Deep Black" sont donc disponibles: noir, or Sedna, rouge et bleu. Mes versions préférées sont incontestablement celle en or Sedna, la plus raffinée et celle à détails bleu que je trouve très séduisante. Dans tous les cas, le bracelet caoutchouc assure le bon maintien au poignet et les montres se portent avec confort malgré leur épaisseur.

Il est toujours délicat d'apporter un jugement définitif sur une montre de plongée car seul un test en situation permet d'apprécier ses performances, son efficacité et donc sa réussite. De mon point de vue, la Planet Ocean "Deep Black" possède tous les ingrédients d'une excellente montre de plongée. Elle est également séduisante dans un usage moins extrême, plus urbain même si sa taille et son épaisseur lui donnent un côté assez radical. Elle n'offre clairement pas, selon moi, la polyvalence esthétique que certaines montres de plongée, comme la Seamaster 300, peuvent avoir. D'un autre côté, le rendu très réussi du boîtier et du cadran en céramique noire et la présence d'une complication utile sont des arguments favorables pour des clients à la recherche d'une pièce de caractère mais non dénuée d'un certain raffinement.

La version noir:


Les plus:
+ la finition du boîtier en céramique noire
+ la présence d'une complication utile
+ les performances du calibre 8906
+ le confort au porter malgré le gabarit

Les moins:
- le gabarit ne la rend pas adaptée à tous les poignets
- j'ai toujours un point d'interrogation sur la céramique relatif au risque de casse en cas de choc violent

Commentaires

Anonyme a dit…
Dommage que vous n´indiquiez pas les prix
Anonyme a dit…
Je suis tout à fait d'accord avec votre opinion : je trouve ces lancements "people" assez lassants et d'un inintérêt total. Quoique, dans ce cas-ci le choix de Ryan Reynolds pose quand même un peu question : voilà quelqu'un dont la filmographie est à cent lieues de l'image véhiculée par la marque. Peut-être une tentative acrobatique de rendre plus "cool" et accessible la marque ? Un choix plus judicieux aurait peut-être été possible.

Par ailleurs, je ne peux m'empêcher de faire remarquer que, malgré un design très Piaget en théorie, le résultat louche fortement du côté des Nautilus et Aquanaut. Au point qu'on en devient soupçonneux sur les intentions des créateurs de la montre. Cette similarité plombe lourdement la crédibilité de la Polo S : toujours préférer l'original à la copie.

Enfin, les prix annoncés sont 9.350 USD pour la 3 aiguilles et 12.400 USD pour la chrono.