mercredi 3 décembre 2014

Hublot: Classic Fusion "Forbidden X"

Hublot serait-il en train de créer toute une ligne de montres dédiées aux cigares comme il le fait avec les clubs de football? La question peut se poser car deux ans après la King Power "Opus X", voici la Classic Fusion "Forbidden X" qui vient d'être dévoilée à Dubaï au cours d'une soirée à laquelle participa Carlos Fuente Jr, le petit-fils d'Arturo Fuente. Vous l'avez compris, cette Classic Fusion a été réalisée, comme sa devancière, en collaboration avec Arturo Fuente, la fameuse marque de cigares. Mais cette fois-ci, Hublot est allé plus loin dans le croisement des univers des deux partenaires en utilisant un matériau évident dans ce contexte mais plus surprenant dans celui de l'horlogerie: les feuilles de tabac... les mêmes qui sont utilisées pour le cigare qui a donné son nom à la montre.

La King Power "Opus X":


La Classic Fusion Forbidden X est en fait une série de 4 montres (3 chronographes: titane, céramique noire, King Gold et une montre Tourbillon) qui partagent la même ambiance chromatique: les feuilles de tabac utilisées pour décorer le cadran et la lunette en céramique marron créent une atmosphère qui évoque bien évidemment celle des cigares. 

Les similitudes sont multiples entre la Forbidden X  et l'Opus X comme le prouvent les teintes dominantes ou les petites touches de rouge ici et là. Cependant, les deux montres n'ont pas le même caractère.

La Classic Fusion "Forbidden X":


La King Power jouait la carte de la puissance et de l'audace compte tenu de la taille de son boîtier. Le bracelet corné accentuait même cette dimension très virile. En revanche, la Classic Fusion se veut plus élégante et raffinée. Ces dimensions plus mesurées (mais avec un diamètre de 45mm tout de même) et sa présentation à deux "compteurs" lui autorisent plus d'originalité au niveau du traitement du cadran d'où la présence des feuilles de tabac.

Au-delà de leurs couleurs, elles engendrent une texture unique qui me fait penser à un effet marbré. C'est à la fois inhabituel et loin d'être désagréable à observer. En revanche, je fus moins convaincu par l'imposant "Forbidden" sur le cadran. Certes, l'objectif, et j'imagine que c'est le même qui a conduit à l'intriguant index rouge supérieur (le XIII évoque la version "13" du Forbidden X qui commémore le 100ième anniversaire de la marque), est d'être fidèle à l'étiquette des cigares. Mais je trouve que cela gâche un peu le rendu des feuilles de tabac.

Une bonne idée de la version King Power  a cependant été reprise: le fond plein avec un dessin qui colle à l'ambiance... et soyons honnête: le fond transparent n'aurait été indispensable car le mouvement modulaire de la Classic Fusion n'est pas d'une beauté fracassante.


Pour le reste, la Classic Fusion "Forbidden X" conserve les forces inhérentes à ce modèle: un joli équilibre de cadran, une taille perçue inférieure à sa taille réelle du fait de l'épaisseur de la lunette et un excellent confort au poignet grâce à l'efficacité de la boucle déployante.

Cette nouvelle série limitée ne bouleverse pas l'offre de Hublot mais elle parvient toutefois à se distinguer gentiment du lot grâce à l'originalité de son cadran et à celle de son thème. C'est au bout du compte très bien joué de la part de Hublot qui a bien senti qu'il existait une convergence de passions entre les fumeurs de cigares et les amateurs d'horlogerie. Hublot cible en priorité les premiers pour les faire rentrer dans son univers. Quant aux seconds, ils trouveront d'autres modèles bien plus solides et intéressants du point de vue du contenu dans la collection de la marque.

Les plus:
+ l'utilisation des feuilles de tabac sur le cadran
+ le confort au porté
+ la lunette en céramique marron

Les moins:
- le "Forbidden" sur le cadran est très imposant
- le bracelet veau "logoté" a moins de caractère que le bracelet corné de la King Power

1 commentaire:

Anonyme a dit…

L'indigestion des SL Hublot et des partenariats plus hasardeux les uns que les autres, overdose complète !
Trop c'est trop.
La marque avait été bien relancée par Mr Biver, ce que c'est devenu est clownesque.