Audemars Piguet: Star Wheel Anniversaire

Au début des années 90, Audemars Piguet avait réinterprété avec sa première Star Wheel le vieux principe de l'heure vagabonde dont les origines proviennent de la pendule de nuit des frères Campanus fabriquée au XVIIième siècle.

Comme son nom l'indique, avec une montre à heure vagabonde, l'indicateur des heures se déplace le long d'une graduation pour afficher les minutes. Rompant avec l'affichage traditionnel du temps, l'heure vagabonde n'en demeure pas moins intuitive dans sa lecture, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les affichages originaux.

Pour célébrer ses 125 ans en 2000, Audemars Piguet a réédité la Star Wheel avec un boîtier Millenary dans le cadre d'une série limitée de 50 montres en or jaune, 75 en or rose et 125 en acier. La forme particulière du boîtier ainsi que la modification de la position de la graduation des minutes donnent à la Star Wheel Anniversaire un style moins traditionnel que celui de la Star Wheel d'origine. Ce choix fut motivé par la volonté d'Audemars Piguet de tourner vers l'avenir la célébration de cet anniversaire. Cette même année fut d'ailleurs marquée par l'inauguration d'un nouveau bâtiment au Brassus pour abriter les ateliers de la Manufacture.

La Star Wheel Anniversaire reprend strictement le même principe de fonctionnement que sa devancière: 3 disques en saphir poli transparent sur lesquels sont inscrits 4 nombres (avec un pas de 3) correspondant aux 12 heures effectuent deux types de rotation: une rotation complète autour du cadran toutes les 3 heures et une rotation sur eux-mêmes afin que l'heure adéquate soit bien positionnée au départ de la graduation. Cette rotation sur elle-même s'effectue par saut lorsque le disque inférieur est à 6 heures et le disque supérieur à 12 heures. Ainsi, grâce à ce double-repositionnement, le disque qui affiche l'heure en cours (7 heures sur les photos) affichera correctement le 10 lorsqu'il s'engagera en face de la graduation des minutes. Cette graduation des minutes représente un secteur de 120 degrés sur le cadran.

Il ne s'agit cependant pas d'un système à heures sautantes car le disque de l'heure qui s'achève quitte la graduation lorsque celui qui va afficher l'heure suivante s'y engage.

Le calibre qui anime le module de l'affichage de l'heure est l'AP2224 basé sur le JLC889/2. Il s'agit d'un mouvement fin (5,85mm), d'un diamètre d'encageage de 26mm, d'une fréquence de 4hz et d'une réserve de marche de 38 heures. Compte tenu de la spécificité du module qu'il anime, il est conseillé d'être prudent lors de la mise à l'heure de la montre et de tourner la couronne doucement. N'oublions pas en effet que le module d'affichage combine deux actions différentes dans leur implication mécanique: le mouvement continu autour du cadran et le repositionnement des disques saphir.

Nombreux furent ceux qui ont regretté que le charme légèrement suranné de la Star Wheel initiale qui comportait un cadran guilloché ou gravé, ne se retrouvât pas dans la Star Wheel Anniversaire. De plus, cette dernière ne dévoile pas son calibre, Audemars Piguet ayant opté pour un fond plein finalement logique dans le contexte d'un boîtier Millenary.


Mais le grand avantage de la Star Wheel Anniversaire est qu'au poignet, elle profite totalement de l'avantage procuré par l'affichage de l'heure. Grâce à la graduation des minutes située à droite, le propriétaire de la montre (qui doit alors la porter sur son bras gauche) n'est pas obligé de soulever la chemise pour lire intégralement l'heure. Il suffit de la faire glisser légèrement et la totalité de l'heure (heures et minutes) se lit en un coup d'oeil. Comme je l'ai indiqué précédemment, la lecture du temps avec une heure vagabonde, passé une petite période d'accoutumance, est intuitive et aisée et c'est le cas avec cette Star Wheel.

La Star Wheel Anniversaire, même si elle n'a pas la même subtilité dans son exécution que la Star Wheel initiale n'en demeure pas moins une montre fascinante grâce à son affichage de l'heure inhabituel et lisible. Le sentiment d'originalité maîtrisée qui se dégage de la montre peut ainsi attirer les collectionneurs qui souhaitent acquérir une montre à heure vagabonde tout en restant dans un contexte relativement classique, combinaison que ne propose pas par exemple Urwerk. A noter que des rumeurs circulent sur la possible présentation d'une future Star Wheel lors du SIHH 2011... à suivre!

Commentaires

Anonyme a dit…
Belle découverte pour ma part, j'adore le principe et j'aime beaucoup la réalisaion !

GMT
Merci pour ton commentaire !
Serge Niou a dit…
c est trop jolie
a quand y aura les secondes ...tic tac ...
alors la je veux la prems comme dit ma fille
une pour ma fille et pour ma pomme
j ai trop delirer y a 10 ans sur une horloge avec une tourelle avelle des billes qui descendais des rampes comme ds les garages en plastique des gamins
a trop bon
merci beaucoup
a +++