jeudi 16 avril 2009

Greubel Forsey: Quadruple Tourbillon à différentiel

Le Quadruple Tourbillon à différentiel est une des oeuvres magistrales de Robert Greubel et de Stephen Forsey.

Elle symbolise la recherche de la précision par le biais de solutions complexes et peut être, à ce titre, à la fois admirée comme décriée.

Le principe de la montre est de proposer quatre Tourbillons et deux organes réglants autonomes. Reprenant en cela le principe du double Tourbillon, chaque organe se trouve dans une première cage de Tourbillon qui effectue une rotation complète en une minute, ladite cage se trouvant dans une deuxième cage effectuant une rotation en 4 minutes.

Le différentiel sphérique, entraîné par deux barillets en série, permet la transmission des deux organes réglants vers le système d'affichage.

Compte tenu de son architecture, le mouvement d'une fréquence de 3hz est composé de plus de 530 pièces. La réserve de marche est de 50 heures grâce au double barillet en série.


En sus de l'affichage des heures et minutes, le cadran plein or propose une petite seconde sectorielle ainsi qu'une réserve de marche sectorielle. L'affichage de la petite seconde est rendu nécessaire par le fait que la rotation de la cage extérieure du Tourbillon se fait en 4 minutes.

La qualité de la finition est bien entendu au rendez-vous, les aiguilles, logo, secteurs et appliques étant en or.

Compte tenu de ses caractéristiques, il est tout à fait logique que les dimensions du mouvement soient imposantes: 36,4mm de diamètre et 9,70mm d'épaisseur. De ce fait, la montre est elle aussi généreuse, son boîtier en platine mesurant 43,5mm de diamètre avec une épaisseur de 16mm.

Comme vous pouvez l'observer, la forme du boîtier n'est pas parfaitement ronde du fait notamment de la présence de la fenêtre latérale qui permet d'observer l'inclinaison et la rotation des 2 cages. Le pont des Tourbillons extérieurs étant en saphir, ils semblent flotter dans l'espace. Le résultat est un régal pour les yeux.


Côté calibre, les platines en maillechort perlées, les ponts grenés en maillechort traités palladium, les vis bleuies à la flamme contribuent au rendu visuel exceptionnel. Le double barillet est visible juste au-dessus du différentiel sphérique, qui placé au centre de la montre, joue son rôle de chef d'orchestre des deux organes réglants.


Au porter, le poids et le volume de la montre se ressentent. Il est donc important, comme toujours avec ce type de montre, de bien l'ajuster car sinon son poids la fait basculer et la rend inconfortable. Mais quel plaisir lorsque nous l'observons au poignet! Le ballet des Tourbillons anime le cadran et il est finalement difficile de lire l'heure car nos yeux sont immédiatement attirés par la rotation des cages...


Le Quadruple Tourbillon à différentiel est donc une montre envoutante. Complexe, imposante, son apparente lourdeur que nous pouvons ressentir lors des premiers instants laisse ensuite place à un sentiment de légèreté due à la rotation des Tourbillons. Un paradoxe qui rend la montre très séduisante.

La question qui se pose ensuite est l'efficacité d'un tel mécanisme du point de vue chronométrique. Je ne suis bien évidemment absolument pas en mesure de juger cet aspect-là. De source Greubel Forsey, les résultats chronomètriques obtenus sont excellents. Après, il faudra les confronter à la réalité du porter au quotidien et de la tenue dans le temps.

Rendons quand même hommage à Robert Greubel et à Stephen Forsey qui, une fois de plus, ne choisissent pas une voie simple dans leur recherche de la perfection horlogère et qui nous propose une véritable prouesse mécanique à travers ce Quadruple Troubillon à différentiel.

Je souhaiterais remercier la boutique Chronopassion pour son accueil toujours chaleureux.

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