dimanche 4 janvier 2009

Urwerk: La 202 Or Rouge

J'avais déjà présenté la 202 dans cet article suite à ma rencontre avec l'équipe Urwerk à Genève. Le Salon Belles Montres m'a permis de découvrir le modèle en or rouge.

Rappelons très brièvement les principales caractéristiques de la 202 : première montre automatique d'Urwerk, elle reprend l'affichage par aiguilles de la 201. Chacune des 3 aiguilles se rallonge ou se rétracte pour pouvoir suivre à une distance constante la graduation des minutes. Les aiguilles pivotent également sur elles-même pour faire apparaître l'heure adéquate.

Il est 1h 57 sur la montre photographiée. Vous remarquerez que l'aiguille affichant la deuxième heure est en train de se positionner sur la graduation des minutes.

Visuellement, peu de choses la distinguent de la 201 côté cadran si ce n'est la présence de l'affichage des phases de lune à gauche de la graduation des minutes à la place de la réserve de marche.

L'indicateur jour/nuit est lui toujours présent à droite.

Un tel affichage de l'heure nécessite une énergie très importante de la part du calibre, au moins égale à celle nécessaire au fonctionnement d'un QP. C'est la raison pour laquelle Félix Baumgartner a choisi une base GP3100 (utilisé également par Max Büsser pour les HM 2 et HM3 et par Gérald Genta) pour le calibre automatique de la montre.

La principale différence entre la 201 et la 202 apparaît lorsqu'on retourne la montre. En effet, sur la 202, se trouvent 2 turbines qui ont une fonction très précise. Le propriétaire de la montre peut en effet, en fonction du levier de réglage se situant entre les 2 turbines, choisir la vitesse et l'efficacité du remontage de la masse oscillante. En position stop, elles peuvent même la bloquer totalement et transformer la 202 en montre à remontage manuel.

L'or rouge apporte une touche de chaleur à une montre qui se distingue par son design audacieux. Peut-être trop esthétiquement radicale dans sa version platine noir, l'or rouge adoucit le dessin et finalement lui va très bien.

La carrure de la montre est imposante mais les lignes restent très fluides. Tout le talent de Martin Frei s'est exprimé à travers ce boîtier idéal pour un tel affichage de l'heure. La montre photographiée est la montre personnelle de Félix. Ayant servi à de nombreuses démonstrations, c'est la raison pour laquelle elle n'est pas dans un état parfait.

La réussite du dessin s'apprécie au poignet:

Compte tenu du poids de la montre, il est important qu'elle soit bien positionnée sur le poignet. En ce qui me concerne, je la trouve très confortable. Cependant, elle peut ne pas l'être pour certains poignets. Il est donc important de prendre son temps lors des essais.

Montre très originale, la 202 séduit par sa cohérence et par sa réussite technique. C'est peut-être une des montres mécaniques "avant-gardistes" les plus réussies.

La presse ne s'y est pas trompée d'ailleurs. Juste avant le Salon Belles Montres, la 202 a été récompensée par le magazine français "La Revue des Montres". La 202 a en effet remporté la catégorie "Montre à complication" lors de la cérémonie des prix officiels de la Revue des Montres 2008.

Yacine Sar, responsable de la communication chez Urwerk fut donc ravie de pouvoir rentrer à Genève avec cette consécration méritée!


Gageons maintenant qu'en 2009, Urwerk continuera à nous surprendre!

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